Le Cousteau: mise en place d’une monnaie intérieure

Même si l’évaluation par ceintures de compétences décuple la motivation de mes élèves, il y en a toujours sur qui l’effet escompté ne fonctionne pas. Je cherchais alors un moyen de motiver ces derniers.

Étant adepte de la pédagogie institutionnelle, j’ai décidé de me pencher sur la mise en place d’une monnaie intérieure. Alors, voici le Cousteau.

Après de longs moments à me documenter sur le sujet, et surtout à dévorer le retour d’expérience de Bruce Demaugé-Bost de @classedebruce (voir bibliographie en fin d’article), il était temps de se lancer.

En conseil de classe, nous avons choisi d’appeler notre monnaie « le Cousteau » et nous avons réalisé un tableau qui recense les moyens d’obtenir des Cousteau (mot invariable).

Chaque semaine, les élèves reçoivent leur bulletin de salaire (format A5). Cette première version sera certainement amenée à évoluer au fil des semaines..

Avec ce court billet (qui peut amener au débat et aux trolls), je souhaite juste vous présenter ce que je mets en place dans ma classe et je vous partage quelques liens qui m’ont permis de me lancer et de concevoir la monnaie intérieure de la classe.

Bibliographie

La monnaie comme instrument éducatif

De la mise en place d’une monnaie intérieure

La pédagogie institutionnelle et l’argent : dérive ou coopération

La monnaie intérieure

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Travailler en ateliers au cycle 3

 

Lors de mon année en moyenne section de maternelle, j’ai vraiment adoré le travail en ateliers de 5/6 élèves. C’est par contre une organisation de classe que l’on retrouve beaucoup moins dans les cycles 2 et 3.

Mais je ne vous apprends rien si je vous dis que c’est facilement applicable dans les grandes classes.. Un peu de préparation et d’organisation (sans compter des élèves qui adhèrent et qui sont relativement calmes..) et hop c’est parti.

Je vous propose dans ce billet un petit retour sur la première matinée de l’année en ateliers. Oui, j’attends toujours un peu pour bien connaître ma classe et leur donner quelques habitudes de travail avant de lancer les ateliers. Donc cette première séance n’arrive seulement que maintenant, mais peu importe..

J’ai décidé de travailler avec 5 ateliers de 30 minutes. Organisation aisée car les élèves sont disposés en 5 îlots.

Donc 5 ateliers très simples et qui ressemblent un peu à ce que l’on fait en groupe depuis le début de l’année :

– Français : conjugaison

– Mathématiques : grandeurs et mesures

– Orthographe : dictée en autonomie

– Temps personnel : Plan de travail

– Programmation : Run Marco

Si on détaille un peu, pour l’atelier de Français, les élèves avaient une trace écrite à copier dans leur cahier de leçons et deux petits exercices d’application à réaliser. Pour les maths, il s’agissait de réinvestir ses connaissances en réalisant trois problèmes qui concernaient les périmètres du carré et du rectangle. En temps personnel, les élèves se sont attachés à passer les essais pour lesquels ils s’étaient inscrits dans leur plan de travail (ceintures de compétences).

L’atelier dictée devait permettre à chaque élève d’écrire en autonomie la dictée pour laquelle ils s’étaient préparés. Pour cela, j’ai simplement enregistré vocalement trois dictées qui correspondent aux trois niveaux de difficultés de ma classe. Je les ai placées dans l’application « documents » des iPad de la classe. L’élève pouvait ainsi l’écouter et l’écrire à son rythme, mettre sur pause, reprendre depuis le début, etc..

Enfin, pour l’atelier programmation sur iPad, j’ai laissé les élèves « se débrouiller » avec l’application RunMarco. J’avais au préalable créé un compte classe et un compte pour chaque élève afin de pouvoir sauvegarder leur progression. Comme je le disais dans un ancien billet, il est facile ensuite de suivre les progrès de ses élèves.

Voir la présentation de cette application :

Cette matinée fut une belle réussite et les élèves se sont empressés de me demander quand est ce que nous recommencerons à travailler de cette manière. De mon côté, j’ai apprécié l’investissement de mes élèves et la disponibilité que j’ai pu avoir auprès d’eux.

Après les ateliers sont déclinables à souhait (surtout en fonction des besoins). Et je sens qu’avec cette classe, travailler en ateliers va vraiment être un plaisir.

Mon bilan de l’année 2016/2017

Préambule

Revenons tout d’abord au mois de septembre 2016. Je reprends des CM2 après une année en maternelle (MS) et je suis rejoins sur ce niveau par un collègue ami qui arrive lui de CE1. Il me propose de partir une semaine en classe découverte à Saint Malo et en échange je lui propose de travailler avec les ceintures de compétences.

Je découvre donc une nouvelle classe que j’aménage à mon goût pour que mes futurs élèves s’y sentent bien et pour que je puisse pratiquer la pédagogie que je souhaite mettre en place. Je récupère un vieux TBI qui était au grenier depuis presque 3 ans. Je décide de brancher une Apple TV dessus afin de pouvoir afficher mon iPad ainsi que les deux que je mets à disposition de mes élèves. En parallèle, je monte un dossier pour demander un financement de quelques iPad à l’APEL et à mon établissement. Cela se concrétise au mois de décembre avec l’arrivée dans la classe de 9 iPad. J’ajoute au matériel de la classe une vieille imprimante wifi à partir du mois d’avril afin d’imprimer les essais (qui sera remplacée l’année prochaine par une imprimante toute neuve). Voilà déjà pour le matériel et l’espace de travail. Je regrette tout de même que le TBI ne puisse être à côté du tableau blanc. Pour l’orientation des tables en ilots, ce n’est clairement pas l’idéal.

La classe inversée

Je rencontre mes élèves et je leur présente la manière dont la classe va fonctionner. Une chose me frappe immédiatement, j’ai des élèves qui sont extrêmement scolaires avec des habitudes de travail bien ancrées. Pendant un mois je leur propose d’inverser la classe; eux accrochent moyen et moi je ne les sens pas dedans, je ne suis plus sur de la plue value.

Je constate que la différenciation mise en place avec les ceintures de compétences est plus précise et correspond mieux à mon public. Certains vous diront que les deux sont compatibles et je suis bien d’accord mais cette année, ça ne faisait pas sens. Différencier les parcours à l’aide des ceintures avec un essai 1 comme essai diagnostic reste vraiment semblable au travail en amont sur une notion en classe inversée. Et je le redis « tous les élèves sont au travail ». C’est un changement de posture intervenu tard dans l’année car début février, j’étais alors encore comme cela :

Les ceintures de compétences

À côté de cela, les ceintures ont été très motivantes pour l’ensemble des élèves à quelques exceptions près comme toujours. Même si au début, la majorité des élèves s’est dirigée vers les compétences qu’ils pensaient maîtriser. Ainsi, ils ont retardé au maximum le moment où ils allaient se confronter à une difficulté. Et alors, c’est bien naturel, à leur place, j’aurais fait la même chose. La ceinture de vocabulaire a donc été prise d’assaut en Français.

On laisse malheureusement 1 ou 2 élèves qui n’arrivent pas à entrer dans ce système voire même n’en ont pas envie. Mais le reste de la classe s’est pris au jeu. Bien sûr il était difficile pour certains d’être en échec et quelques uns ont rechigné à se remettre au travail entre les essais même si au fil des jours ils se sont aperçus que c’était lors de ces moments que la coopération prenait tout son sens. Ils sont donc devenus très demandeur au fil de l’année. Il a même fallu que je les freine car ils s’entraidaient même pour le passage des essais, ce qui n’était bien évidemment pas permis.

La majorité des élèves a réussi à choisir justement tout au long de l’année les essais qui correspondaient aux compétences qu’ils maîtrisaient. En moyenne, seulement 5/6 élèves n’avaient pas le niveau d’autonomie suffisant pour pouvoir choisir eux même leurs essais. Ce qui du coup ne me prenait pas trop de temps. Pour ceux qui avait le niveau d’autonomie 2 (celui où je les aide), ils notaient au crayon de papier les essais souhaités et je reprenais avec eux.

Je les ai fait tous partir des ceintures bleues (début cycle 3) et cela a été difficile pour certaines de se sortir des premières ceintures. Ce sera plus facile l’année prochaine et même les années à venir car j’ai convaincu tous mes collègues de cycle 3 d’évaluer leurs élèves avec les ceintures de compétences. On va dorénavant avoir un suivi sur 2 ans. Et sûrement bientôt plus car mes collègues de cycle 2 s’y penchent cet été. Je suis ravi.

Pour finir, comme dirait mon collègue de CM2 que j’ai converti : « plus jamais je ne reviendrai en arrière, vive les ceintures de compétences ».

Twitter

Pour twitter, le chemin a également été très long. Au fil des mois, j’ai vu ceux qui s’y sont intéressés et ceux qui ne l’ont même pas regardé même si le réflexe après une production est vite devenu le partage sur le compte twitter de la classe. C’est drôle, car ils étaient bien plus motivé à l’idée de partager leur production sur YouTube. On est en plain dans la génération Snapchat et YouTube !!

Nous avons participé à plusieurs défis sur twitter tout au long de l’année. Nous avons aussi fait pratiquement toutes les twictées. Ce fut de bons moments malgré quelques couacs et j’espère sincèrement que cela aura un impact sur leurs futures productions d’écrits ou dictées.

Certains de mes élèves se sont vraiment appropriés ce moyen de communication avec les autres classes mais aussi avec les autres élèves et je pense qu’ils en garderont quelque chose quand ce sera à eux de gérer leur propre compte.

Les élèves producteurs

Dans ma classe, les élèves ont beaucoup produit, notamment des chefs-d’œuvre. Ils ont utilisé principalement 3 supports différents. Et sans avoir les chevilles qui enflent, ils se sont plutôt bien débrouillés.

Les cartes mentales numériques ou papiers arrivent en tête, suivies par les capsules (avec Adobe Spark) et les jeux de manipulation. Je suis content de leur appropriation de ces outils pour rendre compte de leurs acquis. Cela a beaucoup servi comme point d’appui pour le tutorat et l’aide mise en place pour les élèves en difficultés.

Pour les exposés, mes élèves ont été de gros consommateur de Keynote. Ils se sont vraiment appropriés cet outil pour créer de fabuleux exposés, et je n’exagère pas. Je suis vraiment fier d’eux.

La programmation

Cette année, les élèves se sont vraiment éclaté en programmation. Après de début sur ScratchJr qui est vite devenu trop simple, les élèves ont apprivoisé la programmation par blocs avec SpriteBox, RunMarco, Tynker voire même Swift Playgrounds. Quand on voit qu’au brevet des collèges 2017, la programmation (avec Scratch) faisait partie du sujet de mathématiques, je pense être dans le vrai en initiant mes élèves.

Le seul bémol est la sous utilisation des drones avec mes élèves par manque de temps et de place.. Je pense qu’ils sont un peu déçus. Il faudra que je pense à changer cela l’année prochaine.

La classe découverte à St Malo

Une nouvelle fois (j’essaie de partir tous les deux ans), je suis ravi d’avoir emmené mes élèves en classe de mer à St Malo. Les élèves se sont découverts autrement et le groupe classe s’est vraiment uni. On vit rarement ce genre d’expérience et le fait de faire cette semaine en mars nous a vraiment permis d’en voir les bénéfices jusqu’à la fin de l’année. Nous avons pu profiter d’un climat de classe agréable.

Conclusion

Bon j’arrête la et je te remercie d’avoir lu cette si longue tartine.. J’en oublie certainement, des projets, des dispositifs qui sont mis en place dans ma classe mais l’essentiel est là. Enfin surtout les thèmes qui méritaient un petit bilan.

Suivra très rapidement un article sur les futurs projets qui vont nécessité du travail pendant l’été. D’ailleurs, il se peut que durant cette période de nouvelles vidéos sur la chaîne YouTube apparaissent.

Bonnes vacances (qui sont faites pour se reposer, alors n’hésitez pas à couper un peu)

SpriteBox : Coder en s’amusant [Démo]

SpriteBox est un jeu d’initiation au code développé par les concepteurs de Lightbot. Il est disponible sur le web mais aussi en version application sur iOS et Android.

Composé de 4 niveaux, ce jeu est entièrement gratuit.

Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse visionner ma vidéo de démonstration.

Evaluer avec Plickers


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On a parfois envie d’évaluer ses élèves très rapidement sur une notion, mais cela est souvent couteux en temps et en matériel.

Je pense bien évidemment aux photocopies mais aussi aux traditionnels levers d’ardoises.

Plickers propose une solution très simple quoiqu’un peu fermée car elle nous oblige à utiliser les QCM.

Je vous rappelle le principe très rapidement : les élèves se voient attribuer une carte qui contient un symbole. En fonction de l’orientation de ce symbole, l’élève va choisir entre 4 réponses possibles : A B C ou D. A l’aide d’un smartphone ou d’une tablette, l’enseignant va scanner les cartes des élèves et tous les résultats s’affichent en direct sur le site via le web.

Prenons un exemple :

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L’enseignant prépare ses questions et indique la bonne réponse. Il les affiche ensuite au tableau (TBI ou vidéo-projecteur) puis scanne les réponses des élèves. L’affichage des résultats est en temps réel. On remarque le graphique avec les choix de la classe. En vert le nombre d’élèves qui a bien répondu, en rouge, les mauvais choix.

Mais si on creuse un peu plus dans les résultats, on obtient le détail par élève pour chaque question.

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Enfin, et c’est la cerise sur le gâteau, une page affiche un récapitulatif final de toute la classe. On peut alors voir le pourcentage de bonnes réponses par élève et savoir précisément où la ou les erreurs ont été commises.

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Voici une façon simple et rapide d’évaluer vos élèves. Les résultats s’affichent en temps réel ce qui permet de rebondir très facilement sur les difficultés observées.

Et vous, comment évaluez vous rapidement vos élèves ?

Vie de classe : Les ceintures de compétences [Vidéo]

Pourquoi donner l’accès Internet à une classe de maternelle ?

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De plus en plus d’enseignants ont besoin d’avoir un accès à internet dans leur classe pour mener à bien leurs différents projets numériques. Marie Debrée (@trilolet), enseignante en grande section, nous montre quels sont les apports d’internet en classe de maternelle et les projets qu’il est alors possible de mettre en place. Un grand merci pour son formidable travail.

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Des comptines et.. Adobe Voice

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Vous le savez, je suis un grand fan d’Adobe Voice (disponible malheureusement exclusivement sur iPad) et lorsque j’étais dans une classe cycle 3, mes élèves prenaient grand plaisir à créer des petites capsules explicatives (quelques exemples sur jerevisealamaison.com).

Arrivé en maternelle, je ne pouvais pas laisser de coté cette formidable application. Il me fallait quand même réussir à trouver une idée qui impliquerait mes jeunes élèves (MS) dans la création.

Problème, l’application est en Anglais et la recherche d’icônes également. C’est la seule étape, avec le choix du layout, que mes élèves ne sont pas encore capables de réaliser seul.

Le choix du thème a été décidé en groupe classe pour avoir une cohérence sur l’année. Pour le reste, les élèves s’enregistrent, choisissent la musique, ainsi que les icônes.

Voici les résultats obtenus en ce début d’année :

Une année musicale

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Cette année sera une année musicale dans ma classe de moyenne section.

Premièrement, dans la classe, nous écouterons de la musique tous les jours: classique, jazz, rock, opéra, etc.. Tous les genres musicaux vont y passer. Puis nous découvrirons plusieurs instruments (nous ne nous contenterons pas de les découvrir, nous les pratiquerons aussi).

Deuxièmement, notre projet de classe sera la réalisation d’un « livre de comptines » sous format numérique. Les voix des enfants seront enregistrées. Nous chanterons les comptines de l’année (choisies par moi-même) mais également celles qui seront proposées par les enfants eux-même (libre choix des élèves). Ils illustreront également les comptines.

Voici d’ailleurs un petit extrait.

 

Et enfin, troisièmement, j’espère me remettre à la guitare afin de faire chanter mes élèves autrement qu’avec un cd ou autres. Mais cela, ce n’est pas encore gagné..

Bien démarrer en CM1/CM2 : les progressions

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Elles ne me serviront pas cette année, mais pour ceux ou celles qui débutent en cycle 3, je me permets de vous partager mes progressions/programmations par matière.

Je suis bien sur ouvert à toutes remarques. En espérant que ma modeste contribution vous permettra de passer une bonne année avec les grands.

En géographie, j’alternais une année programme CM1, une année programme CM2

Programmation Géographie CM1-CM2

En Histoire des arts, une progression sur deux ans en spirale

Programmation Histoire des Arts

En sciences, une progression sur deux années

Programmation Sciences CM1-CM2

En éducation civique, deux progressions sur une année (je n’en suis pas particulièrement fier)

Programmation Education civique CM1-CM2

Progression Education Civique CM1

Pour l’histoire, une progression par niveau 

Programmation histoire CM2

Programmation histoire CM1

En Français

 Programmation Français CM1 2014-2015 – copie

Programmation Français CM2 2014-2015 – copie

En Mathématiques

Programmation Mathématiques CM2 2014-2015 – copie

Programmation Mathématiques CM1 2014-2015 – copie

Et voilà, bonne lecture