Mon premier Escape Game

J’ai décidé aujourd’hui de vous partager le premier Escape Game que j’ai moi même fabriqué.

Il n’est pas exceptionnel et je compte sur votre indulgence, mais c’est avec plaisir que vous me ferez votre retour.

Je l’ai proposé à Noël, et mes élèves ont mis entre 55 et 58 minutes pour le résoudre. Il se compose de 4 grosses parties.

  • Recherche de la clé de code
  • Décodage du message/devinette grâce à la clé de code
  • Utilisation de la réponse à la devinette pour colorier le Qr code
  • Scanner le Qr code pour avoir le code du cadenas

Et cela deux fois car il y avait deux cadenas. Il fallait donc se répartir les tâches.

Rien de caché dans la classe, j’ai juste donné tous les éléments aux élèves dès le départ. Je posterai des photos des élèves prises pendant ce moment sur le compte Instagram du blog.

Je vous le partage au format PPTX:

Escape Game de Noël

et PDF:

Escape Game de Noël

Bon Escape.

PS: si vous voulez en savoir plus sur les Escape Game pédagogiques et avoir plein d’exemples et de ressources pour plusieurs niveaux de la classe, je vous conseille cet excellent site : https://scape.enepe.fr/

Un exemple d’utilisation des iPad en ateliers

Aujourd’hui encore, je vous fais entrer dans ma classe. Cette fois-ci, on y découvre mes élèves en action durant les ateliers du mardi matin.

Quelques usages sont présentés, si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

 

Ma roue des responsabilités

L’été dernier, je voulais changer mon système d’attribution des responsabilités. Depuis plusieurs années, je tirais au sort les élèves qui choisissaient ce qu’ils souhaitaient faire. Et ça tous les lundis. (J’aime bien le turnover).

Et je ne sais plus comment, mais j’ai eu vent de la roue des responsabilités de mamaitressedecm1 que je salue d’ailleurs.

Elle partage sur son blog une trame qui ne me convenait pas alors j’ai décidé de la faire moi même.

Je vous la partage aujourd’hui au format modifiable avec deux modèles de roue. Une pour 10 responsabilités et une autre pour 12. Ce document a été réalisé avec Pages mais malheureusement, pour « des raisons de sécurité » le format .pages n’est pas accepté chez WordPress.. Je vous donne tout de même un lien qui permet d’y accéder. Je vous le partage également au format .docx (Word). J’espère que la mise en page n’a pas trop été modifiée. Dites le moi si c’est le cas: (unprofdzecoles[@]gmail.com)

Roue des responsabilités (docx)

Roue des responsabilités (pages)

Je vous dis à bientôt.

 

Les ceintures de compétences [Rappel]

Un peu d’histoire

Parce qu’il pratiquait le judo, l’idée d’évaluer par ceintures est venue à l’instituteur Fernand Oury dans les années 1970. Il avait observé la capacité des judokas à coopérer malgré les écarts de niveaux dans le groupe. A l’origine de la « pédagogie institutionnelle », Fernand Oury a transféré ce qui fonctionnait dans cette pratique sportive aux préoccupations pédagogiques.

Pourquoi les ceintures

RENDRE L’ÉLEVE ACTEUR DE SON APPRENTISSAGE

Le but de l’enseignant qui propose une ceinture pour évaluer une compétence n’est pas d’évaluer, mais plutôt d’offrir un outil à l ’élève afin qu’il mesure lui-même ses progrès et ce qu’il reste à faire pour maîtriser davantage la compétence travaillée.

Une ceinture c’est

« Un outil:

  • de mesure de la progression des élèves dans l’acquisition d’une compétence,
  • de communication avec les élèves pour les faire entrer dans une démarche d’acquisition d’une compétence,
  • d’appropriation des critères de réussite, de façon progressive et graduée,
  • de réflexion d’enseignants sur les critères et la progressivité de l’acquisition d’une compétence »1.
  • de suivi de la progression de chaque élève.

Une ceinture ce n’est pas

  • Un outil sommatif qui ne serait utilisé qu’une fois par l’enseignant.
  • Une méthode infaillible pour acquérir tous les éléments constitutifs de l’exercice d’une compétence. L’enseignant doit donner, par sa pratique quotidienne, les moyens à l’élève d’accéder à la ceinture supérieure.
  • Un « tableau » exhaustif de l’ensemble des savoirs à acquérir.

Comment construire les ceintures

La ceinture blanche, première ceinture, doit être obtenue facilement pour rassurer les plus faibles. Elle doit marquer un premier engagement dans le travail.

Exemple : Ceinture / S’exprimer à l’oral :

J’ai traité le sujet

Je suis capable de prendre la parole devant le groupe.

La ceinture rouge, dernière ceinture, doit proposer aux meilleurs élèves un horizon d’approfondissement qui pourrait aller au-delà des attentes des programmes.

Exemple : Ceinture / Rédiger un texte :

Je sais construire un texte en inscrivant mon récit dans la longue durée en faisant référence à des échelles de temps différentes.

Entre les deux ceintures, il faut ajouter progressivement des éléments de difficulté.

Chaque professeur peut se lancer dans la construction de ceintures mais il est plus intéressant que cet outil serve à une réflexion d’équipe :

  • Disciplinaire : les professeurs d’histoire-géographie d’un établissement peuvent discuter et mettre en place des ceintures similaires pour donner du sens aux élèves qui changent d’enseignants au cours du même cycle.
  • Pluridisciplinaire : des ceintures transdisciplinaires peuvent être construites par des enseignants d’une même équipe pédagogique (sur l’oral ou l’argumentation par exemple).

Le principe

  • Valider des ceintures (comme au judo)
  • Chaque ceinture regroupe plusieurs compétences
  • Tout le monde démarre à la même ceinture
  • Il n’y a pas de retour en arrière
  • Pour passer une ceinture, il faut absolument avoir la précédente

Chaque semaine, les élèves reçoivent un plan de travail hebdomadaire dans lequel ils devront indiquer les compétences qu’ils souhaitent valider sur une semaine.

En fonction du degré d’autonomie, les élèves sont libres du choix des compétences et de l’impression des fiches associées. Au départ, c’est le maître qui les guide dans ce choix.

Dans l’emploi du temps, il y a des plages de « travail personnel ». Ce sont durant ces plages que l’élève complète son plan de travail. Il peut également l’avancer lorsqu’il a terminé les autres tâches qui lui sont demandées.

Les fiches sont corrigées par l’enseignant. Le résultat (vert, orange ou rouge) doit être reporté immédiatement dans le plan de travail hebdomadaire puis dans le référentiel des ceintures. L’élève bénéficie de 3 essais pour valider la compétence qu’il souhaite évaluer.

Si la compétence est validée lors du premier essai, il n’est pas nécessaire de faire les suivants.

Les grands principes

1. Permettre aux élèves d’avancer à leur rythme

Cette démarche a pour but d’aider les enfants à avancer dans les apprentissages à partir d’où ils en sont.

Un élève en difficulté aura plus de temps pour acquérir une notion avant de passer à une autre. Ce qui n’est pas possible si on évalue tous les élèves sur la même compétence à un instant T.

De la même manière, un élève qui a des facilités, pourra aller plus loin sans attendre le reste de la classe.

Chaque élève aura un parcours individualisé et personnalisé en fonction de ses forces et faiblesses. Chaque élève avance à son rythme.

2. Une dynamique de réussite

On est tous doués pour quelque chose. Certains sont plus à l’aise en maths, d’autres en français. Le système de ceintures permet aux élèves de situer leurs forces et leurs faiblesses.

Un élève peut être ceinture bleue en numération et ceinture verte en orthographe. Dans ce cas, l’élève est valorisé par sa ceinture bleue puisqu’il peut être tuteur et superviser des camarades dans cette discipline, mais il sait aussi, qu’il doit renforcer ses compétences en orthographe.

Il pourra également faire appel à ses camarades de ceinture plus élevée pour l’aider.

3. La coopération, l’entraide et l’autonomie

Un système de tutorat se met en place au fil de l’avancement du dispositif. Aussi, plus l’élève devient autonome, plus il est chargé de responsabilités.

De manière générale, ce système vise à développer l’autonomie des élèves en leur permettant de devenir acteur de leurs apprentissages. Ils apprennent à travailler pour eux.

4. La visibilité

Grâce aux ceintures, l’enseignant, la famille et surtout l’élève sait exactement où il se trouve dans les apprentissages.

Ce dispositif rend beaucoup plus clairs les livrets traditionnels qui ne renseignent pas sur l’état d’acquisition des compétences par l’élève.

Les ceintures, elles, permettent de savoir plus finement ce qui bloque et d’y remédier efficacement.

5. Dédramatiser l’évaluation et en faire un outil pour se construire

L’évaluation engendre souvent du stress pour l’élève. Ce ne devrait pas être le cas, car les meilleurs apprentissages se construisent sur nos erreurs. Il faut parfois se tromper pour progresser.

Le fait d’avoir plusieurs essais permet à l’élève de rentrer dans cette logique. Il est évalué tous les jours et cela devient une habitude. Plus de stress avant les « contrôles ».

Exemple d’affichage des ceintures pour tutorat

Merci à François Lamoureux, Samira Hallaouy Nougué, Thomas Héniart et toute l’équipe C2C Edu.

Mon Labo d’expérimentation numérique

Depuis plusieurs années, en APC, je prends des groupes d’élèves pour leur faire découvrir la programmation ou les faire produire des ressources ou créations numériques. J’ai fait du StopMotion, des WebTV, de la programmation (Scratch, Tynker, Tickle), de la programmation de mini-drones et bien d’autres encore..

Puis en observant la création d’une « ClassLab » par Gilles Tisseraud, je me suis dit qu’empiler ces ateliers dans les différentes périodes de l’année n’était plus forcément une bonne idée. En discutant également avec mes collègues du collège qui ont organisé un atelier du midi sur la programmation et qui ont choisi de prendre des élèves de la 6e à la 3e en imaginant un tutorat. Les anciens forment les nouveaux 6e ou autres qui arrivent et ainsi de suite d’année en année.

C’est pour cela que cette année, j’ai décidé de créer un « Labo d’Expérimentation Numérique ». Bon le nom est peut-être un peu pompeux mais pour l’instant je n’ai pas trouvé mieux (je suis d’ailleurs ouvert à toutes propositions).

Pour cette première année, j’ai pris 18 élèves de CM1 et CM2. Si cela est concluant, j’ouvrirai au CE2 l’année prochaine. J’envisage également de faire revenir quelques 6e l’année prochaine pour encadrer les plus jeunes. Le groupe que j’ai pris s’est engagé sur l’année entière, tous les jeudis de 13h à 13h45.

Nous avons comme matériel pour l’instant, des vieux ordinateurs, des iPad, des mini-drones, des boites Bloxels, des trépieds, un fond vert, des casques, une apple TV et bientôt une imprimante 3D.

J’ai demandé aux élèves de choisir un projet et d’aller au bout de ce dernier. Avec la possibilité de choisir un autre projet une fois le premier terminé. On estime la fin du projet par un partage en ligne sur la chaine Youtube de ma classe.

Les élèves ont donc commencé au retour des vacances de la Toussaint. Certains se sont lancés dans la création de jeu vidéo avec bloxels (qui est très facile à prendre en main). J’espère ensuite qu’ils passeront à l’étape supérieur avec Scratch ou Snap par exemple).

D’autres dans la création d’une histoire avec Tickle ou Tynker qui sont des applications de programmation par blocs très polyvalentes.

L’accompagnement était intensif lors des premières séances puis au fil des semaines, les élèves ont produit en autonomie, en coopérant avec leurs camarades. En partageant leurs découvertes, leurs expérimentations, leurs réussites, leurs échecs. J’étais là en tant que contrôleur de l’avancée des projets mais surtout en tant que personne ressource.

Un groupe de fille a décidé de se lancer dans la réalisation d’un journal télévisé avec l’aide du fond vert. Ecriture de scénario, tournage puis montage. Ce projet va leur prendre une bonne partie de l’année.

Leur projet avance. Les élèves manipulent, expérimentent, produisent avec des outils numériques qui constituent leur quotidien.

Un autre élève qui apprécie beaucoup la musique a pris plaisir à réaliser un album avec GarageBand que nous avons pu partager sur le compte SoundClound (plateforme de streaming musical où chacun peut déposer ses propres créations) de la Classe.

 

Comme Gilles qui m’a beaucoup inspiré et qui va beaucoup plus loin que ce que je propose, j’écris ce billet pour à votre tour vous pousser à vous lancer, vous montrer ce qui est possible. Vous montrer également qu’il est possible de faire confiance à nos élèves. Que les laisser explorer leur créativité est aussi le rôle de l’école. J’utilise ici le numérique mais bien évidemment que ce n’est pas le seul moyen.

En tous les cas, je suis ravi du succès de cet atelier et j’ai hâte d’observer l’ampleur et la direction qu’il va prendre au fil des ans.

Et vous, vous vous lancez quand ?

Je vous fais entrer dans ma classe

Et voici la surprise que je vous avais annoncée il y a quelques temps. Je vous fais entrer dans ma classe. Et pour ce faire, j’ai décidé d’ouvrir un nouveau chapitre sur ma chaine Youtube.

J’emporte ma caméra avec moi et je compte vous faire découvrir plusieurs aspects de ma classe : aménagement, pédagogie, astuces..

Pour ce premier épisode, je vous invite à venir changer l’aménagement du coin bibliothèque/détente..

J’espère que ce nouveau format vous plaira. N’hésitez pas à me dire si vous voulez que je vous présente quelque chose en particulier, j’ai déjà des demandes pour ma classe flexible.

Les photos dans les articles c’est bien mais je pense que les vidéos seront plus parlantes.

C’est une première pour moi, donc tout n’est pas parfait, mais je compte bien progresser au fil des futures vidéos.

Bon dimanche.

Ma classe flexible

Tout a commencé avec ce dessin.. qui n’est déjà plus d’actualité..

Semaine 6, je commence enfin à sortir un peu la tête de l’eau. Depuis la rentrée je n’ai rien publié alors que je m’étais lancé comme défi d’écrire un billet ou de faire une vidéo toutes les semaines.. C’est déjà raté..

Bref, mes élèves commencent à comprendre ce que j’attends d’eux et comment nous allons fonctionner cette année. Du coup, je me suis dit que c’était le moment idéal pour commencer à travailler en classe flexible. Cela me trottait dans la tête depuis longtemps mais avec 30 élèves, des tableaux qui n’étaient pas bien placés sur les murs de la classe, je ne voyais pas comment je pouvais mettre en place ce type de fonctionnement en classe.

Et puis à force d’y réfléchir et de retourner tout cela dans ma tête, j’ai enfin trouvé (quoique dans l’idéal j’aimerais bien avoir un coin regroupement.. mais à 30 !!!).

L’idée, c’est d’avoir, pour l’instant, une classe flexible le matin pour le français, les ceintures et les mathématiques (pendant les ateliers quoi) puis une classe fixe/flexible pour les autres activités en fonction des besoins.

J’ai donc déplacé les tables pour créer 3 espaces dans la classe. Un espace dédié aux maths avec des élèves disposés en U, un autre pour le français en E (en U maintenant) et enfin un dernier pour les ceintures de compétences disposé en O. Un tableau blanc pour les deux espaces maths et français.. Vous allez me dire « et ton TBI ? ». Et bien mon TBI ne fonctionne en ce moment qu’en projection.. Les stylos ne fonctionnent pas et Promethean reste sourd à mes appels à l’aide.. Du coup je l’utilise beaucoup pour les sciences, la géographie, l’histoire, etc..

Coin Français (en attente d’un tableau blanc)
Coin ceintures de compétences
Coin Mathématiques

Mais vous allez me dire « Édouard à quoi peut te servir un TBI alors que tu as des iPad et une Apple TV ? ». Alors effectivement à pas grand chose. Au lieu de les faire travailler sur 1 TBI je peux les faire travailleur sur autant de TBI que je veux, seul, en binôme ou en groupe. Pour cela j’utilise des applications comme « Explain Everything » mais il y en a d’autres.. (Cela pourra d’ailleurs faire l’objet d’un futur billet).

Bon, revenons à nos moutons. Pour organiser ma classe flexible, j’ai fait 3 groupes de 10 élèves (et pour commencer, j’ai choisi de faire 3 groupes de niveaux). Ces 3 groupes tourneront d’espace en espace sur les 3 premiers temps de travail du matin. Ils commenceront une fois par les maths, une autre fois par le français et enfin une dernière fois par les ceintures de compétences. Soit le lundi, le mardi et le jeudi. Pour le vendredi, les élèves retrouveront leur place fixe (en fait non, ils restent en groupe et puis j’ai aussi doublé les ateliers le mardi..) mais tourneront d’atelier en atelier (6 ateliers soit 2 par pôle).

Vue d’ensemble de la classe

Car oui les élèves auront une place fixe (matérialisée par une étiquette avec prénom sur les tables) et pourront utiliser le casier qui s’y trouve en plus du casier déporté qui ne permet pas toujours d’y mettre toutes ses affaires.

Coin ressources (meubles manuels, casiers déportés, meubles iPad)

Il faudra bien sûr accepter que parfois, l’après midi, les élèves se retournent, déplacent leur chaise, etc.. Je n’ai pas le choix car je n’ai pas de coin de rassemblement malgré mes 70m2 de classe. Il faudrait pour cela que je supprime des tables.. Je ne suis pas encore prêt à faire le pas mais qui sait dans un avenir proche. (c’est vraiment ce vers quoi je veux tendre).

Bon vous allez me dire : « Mais Édouard c’est déjà ce qu’on fait en maternelle depuis des années ». Et oui c’est vrai vous avez raison. On n’a rien inventé. Tout ce fonctionnement s’inspire principalement de la maternelle (une année que ne n’oublierai pas d’ailleurs). Et je me demande d’ailleurs pour quelles raisons dès qu’un élève quitte la grande section pour le CP il arrête de travailler en atelier.. On dit souvent que le collège doit s’inspirer de l’école primaire mais l’école primaire devrait également s’inspirer de la maternelle.

La classe flexible c’est s’adapter à ses élèves, les mettre dans une situation favorable pour qu’ils puissent exprimer au maximum leur potentiel. Leur permettre d’avoir des temps de travail seul, par deux ou en groupe. De coopérer mais aussi de s’isoler (il faut vraiment que je supprime des tables).

Elèves en atelier mathématiques
Atelier ceintures de compétences

J’ai déjà changé 3 fois d’organisation/disposition de classe afin de trouver le bon équilibre, de trouver ce qui leur convient le mieux pour qu’ils soient productifs et en confiance. J’ai aussi supprimé mon bureau pour gagner encore plus de place.

Je vous ferai un retour très prochainement. J’attends l’installation de mon tableau blanc au niveau du pôle français et tout sera en place. Avec 4 tableaux dans la classe, on pourra même imaginer aller vers des élèves qui font classe à d’autres élèves..

Bon, je vous dis à très vite avec une grosse surprise.

La monnaie intérieure : le retour des élèves

Après une année de mise en place d’une monnaie intérieure au sein de la classe, voici venu le temps du bilan. Mais pas le mien, celui des élèves. Pour ce faire, j’ai fait une simple Google Formulaire en reprenant la plupart des questions de Bruce Demaugé-Bost qu’il avait lui même posées à ses élèves.

Sur les 30 élèves de ma classe, j’ai réussi à obtenir 15 réponses, ce qui sera donc assez représentatif de la classe. Je vous propose donc de vous partager les réponses obtenues et d’y ajouter un petit commentaire personnel à chaque fois. Bonne lecture.

Pas étonné par ces réponses car je sais que dans leur scolarité, aucun système de ce type avait été mis en place. Même si 3 élèves en avait apparemment déjà entendu parler.

Cela confirme mon ressenti tout au long de l’année. Je crois que les élèves ont vraiment apprécié d’utiliser la monnaie intérieure et de participer à sa mise en place (règlement, services, etc..).

Là non plus peu de surprise, les élèves se sont approprié cette monnaie assez facilement et rapidement. L’organisation et la mise en place des fiches de salaire ont été très aisées. Je félicite d’ailleurs mais élèves pour leur grande adaptation.

Peu de retour des parents, il reste encore 10 jours, sait-on jamais. J’en conclus que l’ensemble des parents d’élèves avaient décidé de me faire confiance.

Grand engouement pour le marché intérieur, même si au fil des semaines, le nombre de stand s’est amoindri. Le nombre d’objets à vendre également. Mais beaucoup d’élèves ont eu de l’imagination en organisant des loteries, des tombolas ainsi que des pochettes surprises.

Les élèves étaient aussi très curieux toutes les semaines de découvrir le stand du maître.

Je m’attendais à des réponses bien différentes pour ces deux questions. Les rémunérations des services et des activités ont été votées en conseil d’élèves. Comme dans toutes démocraties, tout le monde ne peut être en accord.

Contrairement aux réponses reçues, peu ou pas de vol de billets. La banque (moi) veillait régulièrement à ce que possédait l’élève en banque et en poche. Je n’ai pas remarqué d’enrichissement soudain, c’est pourquoi nous n’avons pas eu de problème à gérer. Les élèves ont été très honnêtes.

Les élèves ont trouvé plusieurs objectifs à cette mise en place.

Avec ces réponses, je constate que les élèves qui ont répondu aux questions n’ont pas l’impression que la monnaie intérieure ait impacté leur travail. Tant mieux, cela veut dire que ce n’est pas vécu comme une « carotte », terme employé par beaucoup de détracteur à ce système.

Ravi de cette première année de mise en place. C’est certain, c’est reparti pour une nouvelle année avec une nouvelle monnaie (un nom que mes futurs élèves choisiront).

Klassroom : le cahier de liaison numérique

En Janvier dernier, après m’être longtemps renseigné sur deux applications (Klassroom et ClassDojo pour ne pas les citer) qui me faisaient de l’oeil, j’ai décidé de sauter le pas avec l’une d’elle.

J’ai donc réuni les parents d’élèves de ma classe pour leur présenter Klassroom, une nouvelle façon dans l’air du temps d’échanger, de communiquer et pouvoir enfin remplacer ce sacro-saint cahier de liaison.

Au moment où j’écris ces lignes, 15 familles ont créé leur compte (sur 30). C’est un chiffre intéressant mais peu satisfaisant. J’ai mon idée sur le pourquoi du comment et je le développerai en fin de billet.

Présentation

Klassroom est une application pour smartphone mais est aussi disponible sous forme de webapp. Avec la version web, le service est gratuit alors que via l’application cela coute 1,99€/mois pour les parents.

L’application permet à l’enseignant de poster des messages à destination des parents. Des messages qui peuvent contenir du son, des photos, des vidéos, des fichiers, etc.. On peut d’ailleurs envisager d’utiliser Klassroom comme blog de classe.

Les parents peuvent réagir à chaque message via des commentaires ou des smileys. L’enseignant peut même leur demander de le signer numériquement. Personnellement je trouve que cette fonction a peu d’interêt puisque pour chaque post on sait déjà quels sont les parents qui l’ont vu.

Enfin, l’enseignant peut échanger en direct avec un parent en particulier.

Pour les parents justement, c’est la version « demande » qui est appréciée. Ils peuvent solliciter l’enseignant pour une question, une absence, une demande de rendez-vous voire même une demande de soin spécial. Cela est vraiment très complet. Le mail de la classe distribué au début de l’année ne sert dorénavant plus à grand chose.

Comment je m’en sers

J’utilise l’application pour poster des photos de la vie de la classe à destination des parents. Je poste également des messages communs pour les informer des dernières nouvelles mais aussi les avertir qu’ils trouveront dans le sac de leurs enfants des papiers ou autres à remplir et à me rapporter.

Je les informe des dates importantes avec la fonction « nouvel événement ». L’ajout d’une vue calendrier serait d’ailleurs le top.

Enfin, je m’en sers également pour faire des demandes de rendez-vous ou rapporter un événement précis à un ou plusieurs parents en particulier.

Ce que j’en pense

Moi qui ait horreur du papier et qui part tous les matins à l’école avec mon seul iPad dans le sac suis ravi d’utiliser l’application. C’est simple et très facile d’utilisation. J’imagine très bien l’intérêt également de Klassroom pour un voyage scolaire (je testerai cela l’année prochaine).

Le gain de temps est incroyable. Quelle économie de ne plus avoir à photocopier en 30 exemplaires les mots à transmettre. Quel bonheur de ne plus avoir à massicoter des piles et des piles de feuilles..

Il est à noter également qu’avec Klassroom, les élèves ne peuvent plus oublier intentionnellement de montrer leur cahier de liaison à leurs parents. Et ça aussi, ça nous fait gagner du temps.

Bien sur, pour que tout cela fonctionne, nous sommes dépendant des parents. Il faut qu’ils veuillent bien jouer le jeu.

Les parents

Comme dit plus haut, je n’ai que 15 familles sur 30 qui ont rejoint Klassroom. Alors pour quelles raisons ? A l’heure du smartphone et de l’ultra connectivité, pourquoi ?

  • Le manque de temps et de suivi des familles. On a tous des élèves qui rapportent toutes les semaines des cahiers ou plans de travail non signés.
  • L’attachement aux papiers ?! Ou plutôt l’idée que le numérique n’a pas sa place à l’école.
  • Les parents qui ne savent même pas que nous utilisons cette application pour communiquer.
  • Enfin les parents qui veulent garder une certaine distance vis à vis de l’école..

Et maintenant ?

Cette année, dans ma classe, chaque élève a un cahier de liaison pour les échanges avec les familles et une pochette cartonnée pour les feuilles d’infos ou les feuilles qui attendent une réponse écrite des familles.

Du coup pour l’année prochaine, nous seront obligés de continuer avec une pochette cartonnée accompagné de Klassroom. Il faudra donc « imposer » aux parents de rejoindre l’application. Cela sera un vrai défi mais j’y crois, la plupart des parents d’élèves de l’établissement sont très ouverts et nous font confiance.

Pour conclure

Ce cahier de liaison numérique n’est pas parfait (il s’en rapproche beaucoup) mais il change le rapport enseignant-famille et facilite les échanges au quotidien.

Bref, un indispensable.

N°1 – Rallye-lecture.fr [Les indispensables]

Premier billet d’une petite série consacrée aux « indispensables ». Je souhaite vous faire connaître si ce n’est pas déjà le cas les sites incontournables pour les élèves à utiliser en classe.

On commence avec un site que finalement peu d’enseignants connaissent : rallye-lecture.fr

Je vous imagine déjà devant votre écran crier au scandale mais oui, je vous le confirme, peu d’enseignants connaissent ce formidable outil. (Il y a deux semaines encore, une enseignante en formation me disait qu’elle était actuellement entrain de lire une trentaine de livres et de réaliser des questionnaires pour fabriquer elle même son rallye). C’est louable et je reconnais l’avoir aussi déjà fait, il y a quelques années.

La page d’accueil une fois connecté

Enfin, pour 11€ environ l’année, vous pouvez créer votre propre rallye-lecture sur le site soit en y ajoutant vos propres questionnaires, soit en sélectionnant les questionnaires existants. Vous avez le choix parmi 12 000 questionnaires. Assez pour construire un rallye-lecture à partir des livres de votre bibliothèque de classe.

Ensuite, les élèves peuvent s’y connecter en autonomie et répondre aux questions.

Voici comment se présente un questionnaire

Il vous faudra auparavant entrer vos élèves (vous pouvez même faire des groupes avec des rallyes de différents niveaux).

Un identifiant et un mot de passe pour la classe + un code à 3 chiffres pour l’élève et le tour est joué.

Du coté de l’enseignant, on peut voir la progression des élèves et leurs différentes lectures.

Les résultats en détail

Et pour donner un peu de piment au rallye, on peut paramétrer les points rapportés par les élèves lors de leurs lectures. Ce n’est pas le but, nous sommes bien d’accord, mais cela permet à certain de se dépasser.

Ainsi, il y a 3 podiums qui s’affichent: le principal (nombre de points), celui d’endurance (nombre de livres lus), et le prix d’excellence (meilleure moyenne) qui est celui qui m’intéresse le plus.

Les podiums

Nous sommes d’accord, ces derniers sont anecdotiques mais stimulent tout de même les élèves. Surtout que sur le site, il est possible d’acheter quelques badges et stickers comme récompenses.

C’est clairement un site indispensable pour organiser simplement un rallye-lecture en introduisant une touche de numérique dans sa classe. C’est rapide à mettre en place et le prix pour une année est dérisoire. Je vous invite grandement à essayer si cela n’est pas encore fait.

Et je vous dis à très vite pour un deuxième indispensable.