Je vous fais entrer dans ma classe

Et voici la surprise que je vous avais annoncée il y a quelques temps. Je vous fais entrer dans ma classe. Et pour ce faire, j’ai décidé d’ouvrir un nouveau chapitre sur ma chaine Youtube.

J’emporte ma caméra avec moi et je compte vous faire découvrir plusieurs aspects de ma classe : aménagement, pédagogie, astuces..

Pour ce premier épisode, je vous invite à venir changer l’aménagement du coin bibliothèque/détente..

J’espère que ce nouveau format vous plaira. N’hésitez pas à me dire si vous voulez que je vous présente quelque chose en particulier, j’ai déjà des demandes pour ma classe flexible.

Les photos dans les articles c’est bien mais je pense que les vidéos seront plus parlantes.

C’est une première pour moi, donc tout n’est pas parfait, mais je compte bien progresser au fil des futures vidéos.

Bon dimanche.

Ma classe flexible

Tout a commencé avec ce dessin.. qui n’est déjà plus d’actualité..

Semaine 6, je commence enfin à sortir un peu la tête de l’eau. Depuis la rentrée je n’ai rien publié alors que je m’étais lancé comme défi d’écrire un billet ou de faire une vidéo toutes les semaines.. C’est déjà raté..

Bref, mes élèves commencent à comprendre ce que j’attends d’eux et comment nous allons fonctionner cette année. Du coup, je me suis dit que c’était le moment idéal pour commencer à travailler en classe flexible. Cela me trottait dans la tête depuis longtemps mais avec 30 élèves, des tableaux qui n’étaient pas bien placés sur les murs de la classe, je ne voyais pas comment je pouvais mettre en place ce type de fonctionnement en classe.

Et puis à force d’y réfléchir et de retourner tout cela dans ma tête, j’ai enfin trouvé (quoique dans l’idéal j’aimerais bien avoir un coin regroupement.. mais à 30 !!!).

L’idée, c’est d’avoir, pour l’instant, une classe flexible le matin pour le français, les ceintures et les mathématiques (pendant les ateliers quoi) puis une classe fixe/flexible pour les autres activités en fonction des besoins.

J’ai donc déplacé les tables pour créer 3 espaces dans la classe. Un espace dédié aux maths avec des élèves disposés en U, un autre pour le français en E (en U maintenant) et enfin un dernier pour les ceintures de compétences disposé en O. Un tableau blanc pour les deux espaces maths et français.. Vous allez me dire « et ton TBI ? ». Et bien mon TBI ne fonctionne en ce moment qu’en projection.. Les stylos ne fonctionnent pas et Promethean reste sourd à mes appels à l’aide.. Du coup je l’utilise beaucoup pour les sciences, la géographie, l’histoire, etc..

Coin Français (en attente d’un tableau blanc)
Coin ceintures de compétences
Coin Mathématiques

Mais vous allez me dire « Édouard à quoi peut te servir un TBI alors que tu as des iPad et une Apple TV ? ». Alors effectivement à pas grand chose. Au lieu de les faire travailler sur 1 TBI je peux les faire travailleur sur autant de TBI que je veux, seul, en binôme ou en groupe. Pour cela j’utilise des applications comme « Explain Everything » mais il y en a d’autres.. (Cela pourra d’ailleurs faire l’objet d’un futur billet).

Bon, revenons à nos moutons. Pour organiser ma classe flexible, j’ai fait 3 groupes de 10 élèves (et pour commencer, j’ai choisi de faire 3 groupes de niveaux). Ces 3 groupes tourneront d’espace en espace sur les 3 premiers temps de travail du matin. Ils commenceront une fois par les maths, une autre fois par le français et enfin une dernière fois par les ceintures de compétences. Soit le lundi, le mardi et le jeudi. Pour le vendredi, les élèves retrouveront leur place fixe (en fait non, ils restent en groupe et puis j’ai aussi doublé les ateliers le mardi..) mais tourneront d’atelier en atelier (6 ateliers soit 2 par pôle).

Vue d’ensemble de la classe

Car oui les élèves auront une place fixe (matérialisée par une étiquette avec prénom sur les tables) et pourront utiliser le casier qui s’y trouve en plus du casier déporté qui ne permet pas toujours d’y mettre toutes ses affaires.

Coin ressources (meubles manuels, casiers déportés, meubles iPad)

Il faudra bien sûr accepter que parfois, l’après midi, les élèves se retournent, déplacent leur chaise, etc.. Je n’ai pas le choix car je n’ai pas de coin de rassemblement malgré mes 70m2 de classe. Il faudrait pour cela que je supprime des tables.. Je ne suis pas encore prêt à faire le pas mais qui sait dans un avenir proche. (c’est vraiment ce vers quoi je veux tendre).

Bon vous allez me dire : « Mais Édouard c’est déjà ce qu’on fait en maternelle depuis des années ». Et oui c’est vrai vous avez raison. On n’a rien inventé. Tout ce fonctionnement s’inspire principalement de la maternelle (une année que ne n’oublierai pas d’ailleurs). Et je me demande d’ailleurs pour quelles raisons dès qu’un élève quitte la grande section pour le CP il arrête de travailler en atelier.. On dit souvent que le collège doit s’inspirer de l’école primaire mais l’école primaire devrait également s’inspirer de la maternelle.

La classe flexible c’est s’adapter à ses élèves, les mettre dans une situation favorable pour qu’ils puissent exprimer au maximum leur potentiel. Leur permettre d’avoir des temps de travail seul, par deux ou en groupe. De coopérer mais aussi de s’isoler (il faut vraiment que je supprime des tables).

Elèves en atelier mathématiques
Atelier ceintures de compétences

J’ai déjà changé 3 fois d’organisation/disposition de classe afin de trouver le bon équilibre, de trouver ce qui leur convient le mieux pour qu’ils soient productifs et en confiance. J’ai aussi supprimé mon bureau pour gagner encore plus de place.

Je vous ferai un retour très prochainement. J’attends l’installation de mon tableau blanc au niveau du pôle français et tout sera en place. Avec 4 tableaux dans la classe, on pourra même imaginer aller vers des élèves qui font classe à d’autres élèves..

Bon, je vous dis à très vite avec une grosse surprise.

La monnaie intérieure : le retour des élèves

Après une année de mise en place d’une monnaie intérieure au sein de la classe, voici venu le temps du bilan. Mais pas le mien, celui des élèves. Pour ce faire, j’ai fait une simple Google Formulaire en reprenant la plupart des questions de Bruce Demaugé-Bost qu’il avait lui même posées à ses élèves.

Sur les 30 élèves de ma classe, j’ai réussi à obtenir 15 réponses, ce qui sera donc assez représentatif de la classe. Je vous propose donc de vous partager les réponses obtenues et d’y ajouter un petit commentaire personnel à chaque fois. Bonne lecture.

Pas étonné par ces réponses car je sais que dans leur scolarité, aucun système de ce type avait été mis en place. Même si 3 élèves en avait apparemment déjà entendu parler.

Cela confirme mon ressenti tout au long de l’année. Je crois que les élèves ont vraiment apprécié d’utiliser la monnaie intérieure et de participer à sa mise en place (règlement, services, etc..).

Là non plus peu de surprise, les élèves se sont approprié cette monnaie assez facilement et rapidement. L’organisation et la mise en place des fiches de salaire ont été très aisées. Je félicite d’ailleurs mais élèves pour leur grande adaptation.

Peu de retour des parents, il reste encore 10 jours, sait-on jamais. J’en conclus que l’ensemble des parents d’élèves avaient décidé de me faire confiance.

Grand engouement pour le marché intérieur, même si au fil des semaines, le nombre de stand s’est amoindri. Le nombre d’objets à vendre également. Mais beaucoup d’élèves ont eu de l’imagination en organisant des loteries, des tombolas ainsi que des pochettes surprises.

Les élèves étaient aussi très curieux toutes les semaines de découvrir le stand du maître.

Je m’attendais à des réponses bien différentes pour ces deux questions. Les rémunérations des services et des activités ont été votées en conseil d’élèves. Comme dans toutes démocraties, tout le monde ne peut être en accord.

Contrairement aux réponses reçues, peu ou pas de vol de billets. La banque (moi) veillait régulièrement à ce que possédait l’élève en banque et en poche. Je n’ai pas remarqué d’enrichissement soudain, c’est pourquoi nous n’avons pas eu de problème à gérer. Les élèves ont été très honnêtes.

Les élèves ont trouvé plusieurs objectifs à cette mise en place.

Avec ces réponses, je constate que les élèves qui ont répondu aux questions n’ont pas l’impression que la monnaie intérieure ait impacté leur travail. Tant mieux, cela veut dire que ce n’est pas vécu comme une « carotte », terme employé par beaucoup de détracteur à ce système.

Ravi de cette première année de mise en place. C’est certain, c’est reparti pour une nouvelle année avec une nouvelle monnaie (un nom que mes futurs élèves choisiront).

Klassroom : le cahier de liaison numérique

En Janvier dernier, après m’être longtemps renseigné sur deux applications (Klassroom et ClassDojo pour ne pas les citer) qui me faisaient de l’oeil, j’ai décidé de sauter le pas avec l’une d’elle.

J’ai donc réuni les parents d’élèves de ma classe pour leur présenter Klassroom, une nouvelle façon dans l’air du temps d’échanger, de communiquer et pouvoir enfin remplacer ce sacro-saint cahier de liaison.

Au moment où j’écris ces lignes, 15 familles ont créé leur compte (sur 30). C’est un chiffre intéressant mais peu satisfaisant. J’ai mon idée sur le pourquoi du comment et je le développerai en fin de billet.

Présentation

Klassroom est une application pour smartphone mais est aussi disponible sous forme de webapp. Avec la version web, le service est gratuit alors que via l’application cela coute 1,99€/mois pour les parents.

L’application permet à l’enseignant de poster des messages à destination des parents. Des messages qui peuvent contenir du son, des photos, des vidéos, des fichiers, etc.. On peut d’ailleurs envisager d’utiliser Klassroom comme blog de classe.

Les parents peuvent réagir à chaque message via des commentaires ou des smileys. L’enseignant peut même leur demander de le signer numériquement. Personnellement je trouve que cette fonction a peu d’interêt puisque pour chaque post on sait déjà quels sont les parents qui l’ont vu.

Enfin, l’enseignant peut échanger en direct avec un parent en particulier.

Pour les parents justement, c’est la version « demande » qui est appréciée. Ils peuvent solliciter l’enseignant pour une question, une absence, une demande de rendez-vous voire même une demande de soin spécial. Cela est vraiment très complet. Le mail de la classe distribué au début de l’année ne sert dorénavant plus à grand chose.

Comment je m’en sers

J’utilise l’application pour poster des photos de la vie de la classe à destination des parents. Je poste également des messages communs pour les informer des dernières nouvelles mais aussi les avertir qu’ils trouveront dans le sac de leurs enfants des papiers ou autres à remplir et à me rapporter.

Je les informe des dates importantes avec la fonction « nouvel événement ». L’ajout d’une vue calendrier serait d’ailleurs le top.

Enfin, je m’en sers également pour faire des demandes de rendez-vous ou rapporter un événement précis à un ou plusieurs parents en particulier.

Ce que j’en pense

Moi qui ait horreur du papier et qui part tous les matins à l’école avec mon seul iPad dans le sac suis ravi d’utiliser l’application. C’est simple et très facile d’utilisation. J’imagine très bien l’intérêt également de Klassroom pour un voyage scolaire (je testerai cela l’année prochaine).

Le gain de temps est incroyable. Quelle économie de ne plus avoir à photocopier en 30 exemplaires les mots à transmettre. Quel bonheur de ne plus avoir à massicoter des piles et des piles de feuilles..

Il est à noter également qu’avec Klassroom, les élèves ne peuvent plus oublier intentionnellement de montrer leur cahier de liaison à leurs parents. Et ça aussi, ça nous fait gagner du temps.

Bien sur, pour que tout cela fonctionne, nous sommes dépendant des parents. Il faut qu’ils veuillent bien jouer le jeu.

Les parents

Comme dit plus haut, je n’ai que 15 familles sur 30 qui ont rejoint Klassroom. Alors pour quelles raisons ? A l’heure du smartphone et de l’ultra connectivité, pourquoi ?

  • Le manque de temps et de suivi des familles. On a tous des élèves qui rapportent toutes les semaines des cahiers ou plans de travail non signés.
  • L’attachement aux papiers ?! Ou plutôt l’idée que le numérique n’a pas sa place à l’école.
  • Les parents qui ne savent même pas que nous utilisons cette application pour communiquer.
  • Enfin les parents qui veulent garder une certaine distance vis à vis de l’école..

Et maintenant ?

Cette année, dans ma classe, chaque élève a un cahier de liaison pour les échanges avec les familles et une pochette cartonnée pour les feuilles d’infos ou les feuilles qui attendent une réponse écrite des familles.

Du coup pour l’année prochaine, nous seront obligés de continuer avec une pochette cartonnée accompagné de Klassroom. Il faudra donc « imposer » aux parents de rejoindre l’application. Cela sera un vrai défi mais j’y crois, la plupart des parents d’élèves de l’établissement sont très ouverts et nous font confiance.

Pour conclure

Ce cahier de liaison numérique n’est pas parfait (il s’en rapproche beaucoup) mais il change le rapport enseignant-famille et facilite les échanges au quotidien.

Bref, un indispensable.

N°1 – Rallye-lecture.fr [Les indispensables]

Premier billet d’une petite série consacrée aux « indispensables ». Je souhaite vous faire connaître si ce n’est pas déjà le cas les sites incontournables pour les élèves à utiliser en classe.

On commence avec un site que finalement peu d’enseignants connaissent : rallye-lecture.fr

Je vous imagine déjà devant votre écran crier au scandale mais oui, je vous le confirme, peu d’enseignants connaissent ce formidable outil. (Il y a deux semaines encore, une enseignante en formation me disait qu’elle était actuellement entrain de lire une trentaine de livres et de réaliser des questionnaires pour fabriquer elle même son rallye). C’est louable et je reconnais l’avoir aussi déjà fait, il y a quelques années.

La page d’accueil une fois connecté

Enfin, pour 11€ environ l’année, vous pouvez créer votre propre rallye-lecture sur le site soit en y ajoutant vos propres questionnaires, soit en sélectionnant les questionnaires existants. Vous avez le choix parmi 12 000 questionnaires. Assez pour construire un rallye-lecture à partir des livres de votre bibliothèque de classe.

Ensuite, les élèves peuvent s’y connecter en autonomie et répondre aux questions.

Voici comment se présente un questionnaire

Il vous faudra auparavant entrer vos élèves (vous pouvez même faire des groupes avec des rallyes de différents niveaux).

Un identifiant et un mot de passe pour la classe + un code à 3 chiffres pour l’élève et le tour est joué.

Du coté de l’enseignant, on peut voir la progression des élèves et leurs différentes lectures.

Les résultats en détail

Et pour donner un peu de piment au rallye, on peut paramétrer les points rapportés par les élèves lors de leurs lectures. Ce n’est pas le but, nous sommes bien d’accord, mais cela permet à certain de se dépasser.

Ainsi, il y a 3 podiums qui s’affichent: le principal (nombre de points), celui d’endurance (nombre de livres lus), et le prix d’excellence (meilleure moyenne) qui est celui qui m’intéresse le plus.

Les podiums

Nous sommes d’accord, ces derniers sont anecdotiques mais stimulent tout de même les élèves. Surtout que sur le site, il est possible d’acheter quelques badges et stickers comme récompenses.

C’est clairement un site indispensable pour organiser simplement un rallye-lecture en introduisant une touche de numérique dans sa classe. C’est rapide à mettre en place et le prix pour une année est dérisoire. Je vous invite grandement à essayer si cela n’est pas encore fait.

Et je vous dis à très vite pour un deuxième indispensable.

« C’est son histoire » ou donner du sens à la liaison CM2-6e

J’ai la chance dans mon établissement (école-collège) d’avoir une super prof d’arts plastiques. Une super prof qui en dépit de nos difficultés à mettre en place un véritable lien de cycle 3 passe outre et nous permet d’envisager un projet de cycle.

Mes élèves ont donc pu se rendre plusieurs fois travailler avec une classe de sixième sur le projet « c’est son histoire ».

B. Nazarenko est partie de l’oeuvre de Duchamp « Fontaine » et du livre de F.Clément « magasin zinzin » pour réfléchir à la problématique suivante : Comment un objet peut-il être présenté ?

Nous avons donc ensuite donné aux élèves la consigne suivante : Vous détenez un objet extraordinaire d’apparence banal. Son histoire est tout autre. Vous nous le présenterez et chercherez à le mettre en valeur. Sans intervenir ou presque sur un objet du quotidien, vous lui inventerez une histoire, un titre afin que celui-ci sorte de l’anonymat pour devenir un objet extraordinaire.

Les élèves devaient pour cette première séance apporter un objet et travailler en binôme (un CM2 et un 6e).

Nous avons ensuite chacun repris le projet respectivement dans nos classes puis lors d’une deuxième séance les élèves ont pu présenter leur oeuvre.

Pour donner un peu de design à nos productions artistiques nous avons tapé et mis en forme les histoires avec Spark Post, pris en photo les objets extraordinaires puis créé un livre avec BookCreator.

Un super projet qui a ravi les élèves et qui a donc allié production, imagination et numérique.

Un grand bravo pour cette superbe exposition et un grand grand merci à B.Nazarenko pour cette idée.

Et voici les productions des élèves de CM2.

À la découverte de TOPLA [une nouvelle application d’activités manuelles]

 

J’ai été contacté il y a quelques mois par une équipe de jeunes développeurs pour tester une nouvelle application exclusivement réservée aux appareils iOS (iPhone et iPad). Le concept : une banque d’activités manuelles en autonomie pour des élèves de cycle 3 (même si le descriptif indique que les activités sont conçues pour des enfants âgés de 4 à 10 ans). Cette application sort un peu de l’ordinaire car elle ne propose pas d’activité numérique. On a pour habitude de retrouver ce genre de ressources au format papier.

 

Voici le descriptif officiel :

Topla permet à vos enfants d’apprendre et d’explorer le monde à leur manière : en créant de leurs propres mains et en s’amusant ! Et si la meilleure façon d’apprendre était par le jeu ? Apprendre sans s’en rendre compte, apprendre en faisant des activités créatives, apprendre avec Topla !

La première app éducative qui permet de passer un moment intelligent et amusant au delà des écrans !

Avec l’application Topla pour les 4-10 ans, trouvez parmi des centaines de jeux et projets créatifs l’activité qui permettra à votre enfant de découvrir d’une autre façon ce qu’il voit à l’école.

Parce que chacun a sa façon d’apprendre, Topla permet à vos enfants d’apprendre de la meilleure manière possible.

Comment fonctionne cette application ?

– Sélectionnez un univers à explorer : Les Formes, les Nombres, les Éléments, la vie et de nombreux autres !

– Trouvez l’activité que vous souhaitez réaliser, seul ou à plusieurs.

– Vous verrez, au cours de l’activité, les notions fondamentales deviendront évidentes et beaucoup plus faciles !

– Bravo, vous avez fini l’activité ; vous accédez désormais à de nouvelles activités et de nouveaux univers se sont débloqués.

C’est prouvé !

Apprendre par la pratique, c’est plus ludique… et surtout : ça marche ! En effet, on dit que l’on retient 90% de ce que l’on fait contre seulement 10% de ce que l’on lit. Mettez la main à la pâte!

Notre fierté à nous !

Plus de 15000 parents font partie de la communauté Topla et ont déjà réalisé des activités conçues par nos experts de l’enfance.

Topla, c’est aussi de nombreux partenariats et une reconnaissance de la part du Ministère de l’Éducation.

 À vos marques, prêts, créez !

Une élève qui a terminé une acivité

Pour commencer, parlons de choses qui fâchent: la version gratuite ne contient que trop peu d’activités.. Il vous faudra ensuite passer par un abonnement mensuel (4,99€) ou annuel (34,99€). Heureusement, il est possible d’utiliser un compte sur plusieurs iPad ! Nous sommes sauvés !

Plusieurs domaines sont déjà disponibles, d’autres arriveront plus tard. Je suis tout de même curieux de voir ce que les développeurs vont proposer comme activités en lien avec l’histoire et la géographie.

 

Je n’ai pu seulement faire tester que quelques activités à mes élèves mais j’ai également parcouru l’ensemble de l’application. La première remarque qui me vient à l’esprit est qu’il sera nécessaire d’avoir une grosse quantité de matériel pour pouvoir réaliser la plupart des défis. Surtout pour les thèmes de sciences.

 

Par manque de matériel justement, j’ai donc fait réaliser à mes élèves des activités de pliage en lien avec les quadrilatères et les triangles. Pour cela, il ne suffisait que d’être pourvu de feuilles et de colle.

 

 

Travaillant en atelier, mes élèves étaient en autonomie (ma classe est disposée en 6 îlots de 5 élèves). Et je peux vous dire qu’ils ont adoré. Pour eux, c’est s’amuser; pour moi, c’est faire de la géométrie sans s’en rendre compte..

 

La plupart des activités se terminent pas un petit test de connaissances (2/3 questions).

 Ces activités manuelles sont dans l’ensemble bien faites et peuvent aider à la mise en place en classe d’ateliers de manipulation.

 Je vous invite à la tester par vous même avec vos élèves ou avec vos enfants – TOPLA by Topla

Premier retour sur les parcours d’entrainement #ceintures [trimestre 1]

Petit retour sur les parcours que j’ai mis en place cette année dans ma classe. C’est une part importante dans l’organisation de la classe qui est basée sur la pédagogie différenciée et l’évaluation par ceintures de compétences.

J’avais déjà fait un article début septembre pour vous présenter le fonctionnement des parcours. Je vous invite à la parcourir avant de lire la suite : mes parcours pour les ceintures.

Je suis très satisfait de ce fonctionnement qui m’a tout de même demandé beaucoup de préparation en amont. Les élèves les plus autonome guident maintenant ceux qui ont le plus de difficultés pour s’y retrouver. Cela me permet vraiment de me concentrer sur le travail individualisé de chacun et d’être beaucoup plus disponible.

Quand un élève choisit de passer l’essai 2 ou 3 d’une compétence qu’il n’a pas validée, il le note dans son plan de travail puis va chercher seul le parcours correspondant sur OneNote. Il a parfois quelques difficultés à identifier le parcours correspondant à la compétence (je pense qu’il me manque un grand affichage classe — work in progress) mais grâce au tutorat cela va de mieux en mieux.

De toute manière, quand je présente ce mode de fonctionnement, je dis souvent que la classe commence à tourner toute seule à partir de janvier.

Un grain de sable se glisse parfois dans le mécanisme huilé des parcours quand par exemple les élèves perdent leur essai 1 ou 2 à corriger par manque d’organisation. Mais aussi quand des petits malins essaient de passer outre les nouveaux exercices d’entrainement et la correction en allant voir un élève d’autonomie 4 qui à le droit d’imprimer des essais.. Mais dans l’ensemble tous les élèves se sentent concernés et adorent travailler en autonomie sans le maître derrière leur dos..

Je suis vraiment ravi de ce système d’organisation même si à l’avenir il faudrait que les exercices d’entrainement supplémentaires soient autocorrectifs ou en ligne (ce sera mon chantier des prochaines vacances d’été, mais cela devrait être rapide).

Et pourvu que ça continue..

Les proverbes mystères

Les escape games sont à la mode en ce moment, c’est donc devenu tout naturellement une source de motivation supplémentaire pour nos élèves.

En attendant de vous partager mes quelques productions (je suis en attente de cadenas..), voici des petits jeux s’inspirant des missions que l’on peut retrouver lors d’un escape game.

Je les appelle les proverbes mystères. Ils traitent pour l’instant de calculs posés. Si vous les utilisez en classe, n’hésitez pas à m’en faire un retour, surtout en ce qui concerne la difficulté.

Sur le thème de la multiplication

Le proverbe mystère – multiplication

Le proverbe mystère – multiplication – fiche élève

Sur le thème de la division

Le proverbe mystère – division

Le proverbe mystère – division – fiche élève

A bientôt

Le Cousteau: mise en place d’une monnaie intérieure

Même si l’évaluation par ceintures de compétences décuple la motivation de mes élèves, il y en a toujours sur qui l’effet escompté ne fonctionne pas. Je cherchais alors un moyen de motiver ces derniers.

Étant adepte de la pédagogie institutionnelle, j’ai décidé de me pencher sur la mise en place d’une monnaie intérieure. Alors, voici le Cousteau.

Après de longs moments à me documenter sur le sujet, et surtout à dévorer le retour d’expérience de Bruce Demaugé-Bost de @classedebruce (voir bibliographie en fin d’article), il était temps de se lancer.

En conseil de classe, nous avons choisi d’appeler notre monnaie « le Cousteau » et nous avons réalisé un tableau qui recense les moyens d’obtenir des Cousteau (mot invariable).

Chaque semaine, les élèves reçoivent leur bulletin de salaire (format A5). Cette première version sera certainement amenée à évoluer au fil des semaines..

Avec ce court billet (qui peut amener au débat et aux trolls), je souhaite juste vous présenter ce que je mets en place dans ma classe et je vous partage quelques liens qui m’ont permis de me lancer et de concevoir la monnaie intérieure de la classe.

Bibliographie

La monnaie comme instrument éducatif

De la mise en place d’une monnaie intérieure

La pédagogie institutionnelle et l’argent : dérive ou coopération

La monnaie intérieure