Les ceintures de comportement [Pédagogie institutionnelle]

On finit notre tour de la pédagogie institutionnelle avec les « ceintures de comportement ».

Le principe est simple, les élèves ont la possibilité de progresser dans les ceintures (comme au judo) en adoptant un bon comportement et en échange ils obtiennent des droits. Plus les ceintures sont hautes, plus les exigences sont grandes et les droits également.

Un système que je n’utilise pas dans ma classe mais je constate qu’un peu plus de 50% des collègues qui ont répondu au questionnaire l’ont mis en place.

Ces ceintures du comportement tiennent aussi une place importante dans la pédagogie institutionnelle.

Pour tout vous dire, cela a été la partie du questionnaire la plus difficile à réaliser. Les avis étaient très partagés.. Je vais malgré tout essayer de synthétiser cela. Et nous allons faire comme pour les ceintures de compétences, deux catégories.

Oui aux ceintures de comportement

  • Elèves conscients de leurs progrès.
  • Elèves sécurisés.
  • Implication de la classe si les privilèges viennent des élèves. Donne du sens.
  • Investissement pour progresser dans les ceintures, donc les droits et les responsabilités.
  • Elèves apprécient d’être jugé au mérite.
  • Beaucoup d’efforts pour bien se comporter au quotidien et progresser pour avoir plus de droits.

Non aux ceintures de comportement

  • Pas envie de catégoriser les élèves par leur comportement.
  • Trop chronophage. Le conseil d’élèves suffit.
  • Pas en accord avec le système ceintures=droits.

Voici pour cette série d’articles sur la Pédagogie Institutionnelle. J’espère que cela vous aura permis de découvrir ou redécouvrir cette pédagogie et aussi que cela vous donnera envie d’y piocher quelques principes pour construire la votre.

N’hésitez pas à me faire des retours sur des institutions que vous avez mis ou que vous souhaitez mettre en place.

A très vite pour de nouveaux billets.

Les ceintures de compétences [Pédagogie institutionnelle]


Pour les ceintures de compétences, je ne reviendrai pas sur son fonctionnement et sur leurs origines, je vous laisse pour cela parcourir mon site et le dernier article sur le sujet, ainsi que le blog du collectif @c2cedu dont je fais partie « nosceintures2compétences.org ».

On s’attache aujourd’hui au retour des enseignants utilisant ce système en classe. Sur les 15 enseignants qui ont bien voulu répondre à mon questionnaire, seulement 60% ont mis en place l’évaluation par ceintures de compétences dans leur classe. C’est assez peu. Je pense que certains ont envie, mais que la masse de travail en amont peu en décourager un bon nombre, ainsi que le fait de se sentir isolé dans un travail d’équipe. Cela bouge néanmoins et les articles, les partages sur le sujet pullulent..

En ce qui concerne le questionnaire, les collègues soulignent les bénéfices de travailler en ceintures malgré quelques limites constatées.

Les apports

Le premier point est la visibilité très précise au quotidien de la progression des élèves dans l’acquisition des compétences.

Le deuxième point est la création de parcours personnalisés et le respect du rythme de chacun en retirant tout le stress possible qu’il peut y avoir lors d’évaluation de fin de période par exemple.

Enfin, pour le troisième point, les réussites sont valorisées, les élèves deviennent autonomes et l’élève est acteur de ses apprentissages.

Cela reprend plus ou moins tout ce qui a déjà était dit sur les apports du fonctionnement en ceintures de compétences.

Les limites

Ce qui m’intéressait beaucoup plus, c’était recueillir les observations de mes collègues sur d’éventuelles limites, car aucune méthode n’est parfaite.

On note que les parents sont parfois un peu perdus et ont des difficultés à situer leur enfant.

Aussi, pour certains élèves, avancer à son rythme n’est pas motivant, et donc ils n’accrochent pas et se moquent de ne pas progresser dans l’acquisition des ceintures.

Des élèves ne rentrent pas dans cette « pédagogie », ils ne sont pas motivés pour passer les ceintures. Je mets donc moins de ceintures en place, je « mixe » les pédagogies. Céline

Une collègue attire aussi notre attention sur le fait de vouloir faire trop de ceintures pour tout et n’importe quoi.

Pour finir, une autre limite majeure, le fait d’être le seul dans l’école à fonctionner avec les ceintures ou même devoir garder ses élèves une seule année quand on aimerait les suivre sur plusieurs années avec ce système pour observer et constater leur progression.

Je suis d’ailleurs bien heureux d’avoir pu mettre les ceintures dans le projet d’établissement de mon école. Nous avons à ce jour un suivi sur 2 ans, bientôt 3 et j’espère encore plus dans les années à venir.

Les ceintures de compétences [Rappel]

Un peu d’histoire

Parce qu’il pratiquait le judo, l’idée d’évaluer par ceintures est venue à l’instituteur Fernand Oury dans les années 1970. Il avait observé la capacité des judokas à coopérer malgré les écarts de niveaux dans le groupe. A l’origine de la « pédagogie institutionnelle », Fernand Oury a transféré ce qui fonctionnait dans cette pratique sportive aux préoccupations pédagogiques.

Pourquoi les ceintures

RENDRE L’ÉLEVE ACTEUR DE SON APPRENTISSAGE

Le but de l’enseignant qui propose une ceinture pour évaluer une compétence n’est pas d’évaluer, mais plutôt d’offrir un outil à l ’élève afin qu’il mesure lui-même ses progrès et ce qu’il reste à faire pour maîtriser davantage la compétence travaillée.

Une ceinture c’est

« Un outil:

  • de mesure de la progression des élèves dans l’acquisition d’une compétence,
  • de communication avec les élèves pour les faire entrer dans une démarche d’acquisition d’une compétence,
  • d’appropriation des critères de réussite, de façon progressive et graduée,
  • de réflexion d’enseignants sur les critères et la progressivité de l’acquisition d’une compétence »1.
  • de suivi de la progression de chaque élève.

Une ceinture ce n’est pas

  • Un outil sommatif qui ne serait utilisé qu’une fois par l’enseignant.
  • Une méthode infaillible pour acquérir tous les éléments constitutifs de l’exercice d’une compétence. L’enseignant doit donner, par sa pratique quotidienne, les moyens à l’élève d’accéder à la ceinture supérieure.
  • Un « tableau » exhaustif de l’ensemble des savoirs à acquérir.

Comment construire les ceintures

La ceinture blanche, première ceinture, doit être obtenue facilement pour rassurer les plus faibles. Elle doit marquer un premier engagement dans le travail.

Exemple : Ceinture / S’exprimer à l’oral :

J’ai traité le sujet

Je suis capable de prendre la parole devant le groupe.

La ceinture rouge, dernière ceinture, doit proposer aux meilleurs élèves un horizon d’approfondissement qui pourrait aller au-delà des attentes des programmes.

Exemple : Ceinture / Rédiger un texte :

Je sais construire un texte en inscrivant mon récit dans la longue durée en faisant référence à des échelles de temps différentes.

Entre les deux ceintures, il faut ajouter progressivement des éléments de difficulté.

Chaque professeur peut se lancer dans la construction de ceintures mais il est plus intéressant que cet outil serve à une réflexion d’équipe :

  • Disciplinaire : les professeurs d’histoire-géographie d’un établissement peuvent discuter et mettre en place des ceintures similaires pour donner du sens aux élèves qui changent d’enseignants au cours du même cycle.
  • Pluridisciplinaire : des ceintures transdisciplinaires peuvent être construites par des enseignants d’une même équipe pédagogique (sur l’oral ou l’argumentation par exemple).

Le principe

  • Valider des ceintures (comme au judo)
  • Chaque ceinture regroupe plusieurs compétences
  • Tout le monde démarre à la même ceinture
  • Il n’y a pas de retour en arrière
  • Pour passer une ceinture, il faut absolument avoir la précédente

Chaque semaine, les élèves reçoivent un plan de travail hebdomadaire dans lequel ils devront indiquer les compétences qu’ils souhaitent valider sur une semaine.

En fonction du degré d’autonomie, les élèves sont libres du choix des compétences et de l’impression des fiches associées. Au départ, c’est le maître qui les guide dans ce choix.

Dans l’emploi du temps, il y a des plages de « travail personnel ». Ce sont durant ces plages que l’élève complète son plan de travail. Il peut également l’avancer lorsqu’il a terminé les autres tâches qui lui sont demandées.

Les fiches sont corrigées par l’enseignant. Le résultat (vert, orange ou rouge) doit être reporté immédiatement dans le plan de travail hebdomadaire puis dans le référentiel des ceintures. L’élève bénéficie de 3 essais pour valider la compétence qu’il souhaite évaluer.

Si la compétence est validée lors du premier essai, il n’est pas nécessaire de faire les suivants.

Les grands principes

1. Permettre aux élèves d’avancer à leur rythme

Cette démarche a pour but d’aider les enfants à avancer dans les apprentissages à partir d’où ils en sont.

Un élève en difficulté aura plus de temps pour acquérir une notion avant de passer à une autre. Ce qui n’est pas possible si on évalue tous les élèves sur la même compétence à un instant T.

De la même manière, un élève qui a des facilités, pourra aller plus loin sans attendre le reste de la classe.

Chaque élève aura un parcours individualisé et personnalisé en fonction de ses forces et faiblesses. Chaque élève avance à son rythme.

2. Une dynamique de réussite

On est tous doués pour quelque chose. Certains sont plus à l’aise en maths, d’autres en français. Le système de ceintures permet aux élèves de situer leurs forces et leurs faiblesses.

Un élève peut être ceinture bleue en numération et ceinture verte en orthographe. Dans ce cas, l’élève est valorisé par sa ceinture bleue puisqu’il peut être tuteur et superviser des camarades dans cette discipline, mais il sait aussi, qu’il doit renforcer ses compétences en orthographe.

Il pourra également faire appel à ses camarades de ceinture plus élevée pour l’aider.

3. La coopération, l’entraide et l’autonomie

Un système de tutorat se met en place au fil de l’avancement du dispositif. Aussi, plus l’élève devient autonome, plus il est chargé de responsabilités.

De manière générale, ce système vise à développer l’autonomie des élèves en leur permettant de devenir acteur de leurs apprentissages. Ils apprennent à travailler pour eux.

4. La visibilité

Grâce aux ceintures, l’enseignant, la famille et surtout l’élève sait exactement où il se trouve dans les apprentissages.

Ce dispositif rend beaucoup plus clairs les livrets traditionnels qui ne renseignent pas sur l’état d’acquisition des compétences par l’élève.

Les ceintures, elles, permettent de savoir plus finement ce qui bloque et d’y remédier efficacement.

5. Dédramatiser l’évaluation et en faire un outil pour se construire

L’évaluation engendre souvent du stress pour l’élève. Ce ne devrait pas être le cas, car les meilleurs apprentissages se construisent sur nos erreurs. Il faut parfois se tromper pour progresser.

Le fait d’avoir plusieurs essais permet à l’élève de rentrer dans cette logique. Il est évalué tous les jours et cela devient une habitude. Plus de stress avant les « contrôles ».

Exemple d’affichage des ceintures pour tutorat

Merci à François Lamoureux, Samira Hallaouy Nougué, Thomas Héniart et toute l’équipe C2C Edu.

N°2 – Exercices en ligne [Les indispensables]

Aujourd’hui, une petite sélection des sites indispensables d’exercices en ligne pour faire travailler et réviser nos élèves.

Je remercie tous les enseignants « twittos » qui ont répondu à ma demande et qui m’ont permis de réaliser cet article.

On commence avec ORTHOLUD qui est un site d’exercices de Français très complet qui fait le tour des programmes de l’école primaire et même plus.

On continue avec LEARNINGAPPS.ORG. Le site le plus complet qui balaie un grand nombre de notion de la maternelle à la formation professionnelle. Une vraie mine d’or.

Une autre mine d’or, mais exclusivement dédiée aux mathématiques, il s’agit du MATHOU MATHEUX. Proposé par l’académie de Rennes, le site permet aux élèves du CP à la seconde de réviser les principales notions de mathématiques vues tout au long de la scolarité. Indispensable.

On poursuit avec un site qui permet de travailler différentes notions d’une manière un peu plus ludique de la maternelle au collège (des jeux pour la plupart). Je parle bien évidemment de LOGICIELEDUCATIF.FR.

Pour terminer, un site un peu moins connu mais tout aussi complet TABLEAU NOIR. Les domaines sont variés et on retrouve des nombreuses leçons en plus des exercices en ligne.

Cette sélection des sites qui proposent des exercices en ligne est purement subjective bien qu’elle me soit en partie dictée par des collègues utilisant régulièrement ces ressources avec leurs élèves.

En tout les cas, à l’heure du numérique, ces sites sont indispensables.

PS : Attention, certains sites utilisant encore « flash » nécessite d’utiliser un autre navigateur que Safari sur les tablettes iOS (iPad) comme Puffin par exemple.

Premier retour sur les parcours d’entrainement #ceintures [trimestre 1]

Petit retour sur les parcours que j’ai mis en place cette année dans ma classe. C’est une part importante dans l’organisation de la classe qui est basée sur la pédagogie différenciée et l’évaluation par ceintures de compétences.

J’avais déjà fait un article début septembre pour vous présenter le fonctionnement des parcours. Je vous invite à la parcourir avant de lire la suite : mes parcours pour les ceintures.

Je suis très satisfait de ce fonctionnement qui m’a tout de même demandé beaucoup de préparation en amont. Les élèves les plus autonome guident maintenant ceux qui ont le plus de difficultés pour s’y retrouver. Cela me permet vraiment de me concentrer sur le travail individualisé de chacun et d’être beaucoup plus disponible.

Quand un élève choisit de passer l’essai 2 ou 3 d’une compétence qu’il n’a pas validée, il le note dans son plan de travail puis va chercher seul le parcours correspondant sur OneNote. Il a parfois quelques difficultés à identifier le parcours correspondant à la compétence (je pense qu’il me manque un grand affichage classe — work in progress) mais grâce au tutorat cela va de mieux en mieux.

De toute manière, quand je présente ce mode de fonctionnement, je dis souvent que la classe commence à tourner toute seule à partir de janvier.

Un grain de sable se glisse parfois dans le mécanisme huilé des parcours quand par exemple les élèves perdent leur essai 1 ou 2 à corriger par manque d’organisation. Mais aussi quand des petits malins essaient de passer outre les nouveaux exercices d’entrainement et la correction en allant voir un élève d’autonomie 4 qui à le droit d’imprimer des essais.. Mais dans l’ensemble tous les élèves se sentent concernés et adorent travailler en autonomie sans le maître derrière leur dos..

Je suis vraiment ravi de ce système d’organisation même si à l’avenir il faudrait que les exercices d’entrainement supplémentaires soient autocorrectifs ou en ligne (ce sera mon chantier des prochaines vacances d’été, mais cela devrait être rapide).

Et pourvu que ça continue..

Des parcours pour les ceintures de compétences – Bosser l’été (3)

Je pratique l’évaluation avec les ceintures de compétences depuis maintenant 3 ans, et je fais le constat que malgré toute la différenciation que cela apporte, il est possible d’aller encore plus loin.

Et pour aller plus loin, je souhaite mettre en place des parcours pour chaque compétence. C’est encore en phase de beta et je ferai un billet plus détaillé après le premier trimestre. En tout cas cela devrait ressembler à ça :

L’élève choisit la compétence qu’il souhaite travailler et valider. Il commence par le parcours 1. En cas de réussite à l’essai de validation, c’est terminé. En cas d’échec, il passe au parcours 2, et ainsi de suite.

Plusieurs idées me viennent en tête pour que l’élève coche lui même ce qu’il a fait. Je détaillerai cela dans le billet de décembre (ou bien avant si cela fonctionne bien).

Du coup, j’ai modifié mon PDT

Je prévois dans ce PDT, des compétences bonus sans parcours. Et oui, il arrive que l’élève qui se connait bien me dise: « -Monsieur, cette compétence je la maitrise déjà ». Ces cases sont donc faites pour cela. C’est une nouvelle source de motivation. Bien sur, en cas d’échec, la compétence repassera par la case parcours..

Voilà pour ce court billet, je vous en ferai un bien plus long fin novembre – début décembre avec un cheminement plus précis mais aussi mes premiers retours.

Suivi des ceintures de compétences en autonomie avec « JeValide »

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Pour avoir utilisé l’application « Je Valide » d’abc-application l’année dernière en maternelle avec mes moyennes sections et pour avoir adoré gérer leurs évaluations par ce biais, il m’était impossible de me faire à l’idée de ne plus m’en servir cette année au cycle 3.

D’où l’idée (avec d’autres comparses de la team @c2cedu) de détourner « Je Valide » pour gérer le suivi de la progression des élèves dans leurs ceintures de compétences.

Je vous le dis tout de suite, ce fut fastidieux. Entrer une par une toutes les compétences (seulement du cycle 3 pour ma part), leur attribuer des couleurs qui s’approchent au mieux de celles des ceintures et enfin associer une icône à chaque domaine pour que l’élève puisse se repérer.

Par ce que oui, l’objectif, c’est de permettre à l’élève de se valider en autonomie. Bien sur, je contrôle de temps en temps car certains élèves n’y pensent pas (très peu pour tout vous dire) mais dans l’ensemble cela ce passe très bien.

Les élèves valident leurs compétences, peut importe le nombre d’essais. L’application ne montre que les items réussis.

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Page d’accueil de l’application, il suffit pour chaque élève de cliquer sur sa photo pour entrer dans son espace personnel.

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L’élève se repère dans les domaines et les couleurs de ceintures grâce à des affichages de classe. La barre verticale permet de naviguer entre les référentiels. Le logo permet une reconnaissance plus rapide.

Dans l’espace professeur, j’ai pu supprimer la base maternelle d’origine et ajouter tous les items de nos ceintures. Pour la ceinture bleue-marron par exemple, je lui ai attribué une couleur qui s’en approche le mieux. Et cela pour chaque ceinture qui se compose de deux couleurs.

Il faut ensuite ajouter un par un tous les items. Ce fut long, très long.. Il faut compter au moins trois bonnes soirées (car au bout d’un moment on n’en peut plus..mais vraiment plus..).

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Dans l’espace professeur, on retrouve tous les outils de suivi qu’on avait pour les maternelles (normal, c’est la même application).

Avec mon préféré (surtout pour faire mes groupes de besoins), le suivi par compétence. D’un seul coup d’oeil, pour une compétence donnée, vous pouvez visualiser les élèves qui l’ont validée. Et ça, je le répète, j’aime beaucoup.

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Pour l’export des données, plusieurs solutions sont proposées. Sous forme de PDF personnalisables, on peut générer des résultats pour l’administration, les parents ou par items.

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On peut choisir un document « positif » qui ne montre que les items validés par l’élève.

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Vous avez bien sur la possibilité de générer un document qui montrera tous les items, même ceux qui ne sont pas acquis. A vous de choisir, pour moi c’est déjà fait..

Le PDF par items est, pour moi, moins intéressant car chaque item n’est pas accompagné d’une image comme peuvent l’être ceux de maternelle. Du coup, le document parait vide, à part les couleurs qui ressortent.

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Voilà pour ce petit tour d’horizon de cette application détournée pour permettre le suivi de nos ceintures de compétences.

Il ne me restait plus qu’à trouver un moyen de permettre aux élèves d’aller se valider régulièrement pendant le temps de classe. Le principal problème est que l’application ne gère pas la synchronisation iCloud, c’est à dire qu’on ne peut l’utiliser que sur une seule tablette.

Je remercie donc Eric Hitier, collègue précieux de Tours qui a choisi d’accrocher l’iPad au mur avec un stylet. J’ai donc pu lui piquer son idée..

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Je suis donc ravi d’utiliser pour une nouvelle année cette formidable application et je sais qu’Emmanuel Crombez est ravi de son utilisation en cycle 3.

Pour rappel, l’application « JeValide » est disponible sur l’App Store au prix de 7,99€.

Les ceintures de compétences dans les classes de la team @c2cedu [vidéo]

Et c’est parti pour une nouvelle vidéo qui présente le dispositif des ceintures de compétences dans les différentes classes des enseignants qui composent la team @c2cedu.

Montage réalisé par François Lamoureux et texte de description par Séverine Haudebourg.

Les ceintures de compétences sont un aspect parmi bien d’autres de la pédagogie institutionnelle, et peuvent être comprises comme un dispositif d’évaluation organisé par paliers de compétences. Leur maîtrise est représentée par une gradation de couleurs, comme au judo. Cet outil permet de mettre en place au sein de la classe une évaluation continue par compétences (allant des plus simples aux plus complexes), une différenciation réelle dans les apprentissages et les rythmes d’acquisition, une autonomie des élèves, une prise de parole et des échanges coopératifs entre pairs.

Elaboré par Fernand Oury dans les années 1970, ce dispositif devait être repensé pour s’adapter à notre temps et aux élèves dont nous avons la charge aujourd’hui. C’est dans cette démarche que l’intégration d’outils numériques s’est imposée naturellement : l’utilisation d’ordinateurs, d’appareils photographiques numériques, de tableaux interactifs et, plus récemment, de tablettes tactiles et autres réseaux sociaux comme Twitter.

Dans un fonctionnement de classe en ceintures de compétences, le numérique est un outil parmi d’autres (au même titre qu’une feuille ou un crayon), mais pas tout à fait comme un autre puisqu’il ouvre sur un monde de possibles… L’élève, responsabilisé dans son parcours d’apprentissage et dans son travail, n’hésite plus à agir pour garder une trace photographique ou sonore de ses productions, à choisir et aller chercher les supports nécessaires pour une activité, à demander de l’aide à l’un de ses camarades, à communiquer avec les autres sur ses découvertes au sein de son groupe comme sur Internet avec le blog ou la twittclasse.
La classe est un lieu de vie, d’échanges, de questionnements, de recherches, de repères et de sécurité. Dans cet esprit, le numérique est un outil facilitateur d’apprentissages et de communication, s’adaptant aux possibilités de chacun.
En effet, les enfants les plus jeunes comprendront l’utilité de photographier leurs réussites (permettant une valorisation et une validation de leurs acquis), ou encore de la liberté de choix dans les phases d’entraînements et d’activités liées au plan de travail (applications et logiciels éducatifs, recours aux Q-R codes, …). Les plus grands, eux, sauront utiliser également les outils numériques pour gagner davantage en autonomie : impression de fiches de travail, réalisation de capsules vidéo pour présenter une leçon à ses camarades, validation de ses compétences avec des applications interactives, communication aux familles des avancées et des bilans d’acquisition, etc. Le numérique dans les ceintures de compétences favorise bien les parcours individuels et les démarches d’évaluation positive et bienveillante préconisées par les instructions officielles.

Si le numérique a pleinement sa place et son utilité à l’école, il en est de même hors la classe ! Convaincue par les pédagogies innovantes et le travail collaboratif, notre association a réuni une trentaine d’enseignants autour d’un projet un peu ambitieux : élaborer des référentiels de ceintures de compétences allant de la maternelle au CM2 (voire début collège). Ce travail s’est effectué à distance -les enseignants étant répartis sur toute la France et même hors frontières-, en utilisant des outils ou réseaux sociaux tels que Twitter ou Slack, et des plateformes de travail comme OneNote. Des équipes de cycles ont été constituées et les nouveaux programmes intégrés. Ce travail collaboratif a permis la diffusion de ces référentiels sur le blog nosceintures2competences.org en août dernier.

Vie de classe : Les ceintures de compétences [Vidéo]

Bien démarrer en CM1/CM2 : les progressions

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Elles ne me serviront pas cette année, mais pour ceux ou celles qui débutent en cycle 3, je me permets de vous partager mes progressions/programmations par matière.

Je suis bien sur ouvert à toutes remarques. En espérant que ma modeste contribution vous permettra de passer une bonne année avec les grands.

En géographie, j’alternais une année programme CM1, une année programme CM2

Programmation Géographie CM1-CM2

En Histoire des arts, une progression sur deux ans en spirale

Programmation Histoire des Arts

En sciences, une progression sur deux années

Programmation Sciences CM1-CM2

En éducation civique, deux progressions sur une année (je n’en suis pas particulièrement fier)

Programmation Education civique CM1-CM2

Progression Education Civique CM1

Pour l’histoire, une progression par niveau 

Programmation histoire CM2

Programmation histoire CM1

En Français

 Programmation Français CM1 2014-2015 – copie

Programmation Français CM2 2014-2015 – copie

En Mathématiques

Programmation Mathématiques CM2 2014-2015 – copie

Programmation Mathématiques CM1 2014-2015 – copie

Et voilà, bonne lecture