Test de la caméra HUE HD

J’ai reçu il y a quelques semaines la nouvelle caméra HUE HD Pro afin de vous faire un retour sur les possibilités du produit et si cela pouvait être un investissement intéressant pour votre classe. Car cette caméra « à tout faire » est proposée à 75€ (ce qui n’est pas donné) sur la plupart des sites de commerce en ligne.

La promesse

Selon le site HUE, cette nouvelle caméra est la meilleure alliée de l’enseignant car elle est ergonomique, légère et polyvalente. Elle est stable et facile à manipuler.

La caméra est livrée avec une licence mono-utilisateur du logiciel compagnon HUE Intuition. Ce logiciel permet :

  • de réaliser des vidéos et enregistrements sonores.
  • d’annoter les images
  • de faire des captures d’écran
  • de programmer des prises d’images régulières

Sur le site du vendeur, les usages proposés sont :

  • Exposer un projet
  • Prendre des captures d’écran du travail des élèves
  • Enregistrer un atelier pour la montrer en classe
  • L’utiliser comme une simple webcam
  • Créer des films de stop-motion et des vidéos en time-lapse avec le logiciel de montage HUE Animation (non inclus, 16€)

J’ai choisi le modèle noir

Le test

Cette caméra est donc ce qu’on appelle un « Visualiseur », elle sert donc à projeter à l’ensemble de la classe via un vidéo projecteur, TBI, TNI ou autre VPI tout ce que l’on souhaite. Aussi simple que cela.

Personnellement, j’y vois déjà un gros gros défaut, elle ne fonctionne que branchée en usb à un ordinateur.. Donc pour les déplacements dans toute la classe, on repassera.. C’est plutôt le cahier ou bien la feuille qu’il faudra venir placer sous la caméra.

Le câble n’est pas très long..

Vous vous en doutez, je ne suis pas la cible, utilisant des tablettes en classe, peu d’intérêt pour moi d’utiliser ce genre de caméra. Mais voyons si elle peut être utile si vous n’avez pas entre 200€ et 400€ à mettre dans une tablette..

Une fois connectée, il s’agit maintenant d’installer le logiciel qui permettra d’utiliser la caméra. Un CD est fourni mais vous pouvez également charger directement le logiciel sur le site du fabriquant.

Le logiciel n’est pas traduit en français mais assez simple d’utilisation.

Le logiciel est en anglais mais assez facile d’accès. On peut faire une capture d’écran et entamer l’enregistrement d’une vidéo d’un clic. Un bouton est disponible pour se connecter à Skype et utiliser la caméra HUE comme webcam.

La caméra est sensée fournir une qualité d’image HD, j’ai du mal à me prononcer, voici une capture faite avec la lumière de la caméra active.

Pour la HD, on repassera également.. (du moins en faible luminosité)

La qualité n’est pas exceptionnelle mais la photo n’a pas été prise dans des conditions optimales.

Alors, on achète ou pas ?

Je suis partagé, comme vous le savez, avec les iPad, l’usage de ce visualiseur pour moi n’a que très peu d’intérêt. Je peux faire tout ce que propose cette caméra et sans fil..

C’est un très bon outil car il est facile d’utilisation et vous permettra peut-être de différencier vos usages en classe.

Mais à l’heure du sans fil, devoir être limité par ce câble d’1m50.. ça me chiffonne un peu..

D’ailleurs, si vous n’avez qu’une cinquantaine d’euros, vous pouvez même vous diriger vers la version plus ancienne qui coute beaucoup moins cher.

Alors, on achete ?

FAQ Plan de Travail – Mes réponses à vos questions

Suite à mon article sur le Plan de Travail, j’ai eu beaucoup de retours et de questions, notamment sur Instagram. J’ai donc décidé de faire un article pour répondre à toutes vos questions.

N’hésitez pas aussi à visiter le blog de notre collectif des ceintures de compétences.

Et à la fin de ce billet, vous trouverez mon Plan de Travail vierge mais détaillé.

Bonne lecture.

Ont-ils bcp d’idées de projets ? N’y a-t-il pas trop d’idées farfelues ou irréalisables ?

Non car les projets doivent être en lien avec les compétences à travailler pendant l’année. Cela tourne beaucoup autour d’exposés, d’écriture, de programmation et de sciences voire cette année d’inventions.

Comment fais-tu pour individualiser chaque PDT ? Un entretien individuel ?

Je me base sur leurs référentiels et les compétences qu’ils ont déjà validé. Je ne fais pas d’entretien individuel sauf pour les élèves en autonomie 1 et 2 que j’accompagne dans les choix.

Après je sais que certains collègues du collectif des ceintures de compétences mettent en place cet entretien individuel en fin de Plan de Travail avant d’aborder le nouveau.

Est-ce un projet d’école ou personnel ?

Au départ, j’étais seul dans mon ancien établissement puis dans mon école actuelle j’ai convaincu mes collègues et mon directeur au fur et à mesure et pour l’instant les ceintures sont mises en place du CE2 au CM2. Cela devient un projet d’école au fil des ans. Après, tous mes collègues ne travaillent pas en plan de travail. Certains plutôt en feuille de route.

Effectivement, quand on est tout seul ce n’est pas évident, mais il faut tenir bon. Je l’ai fait donc n’importe qui peut le faire aussi. Après j’avais le soutien de la team C2C Edu.

Tout doit être prêt avant le début d’année ?

Et oui pratiquement car aucun élève ne travaille les mêmes compétences au même moment. Actuellement, j’ai des élèves qui tentent de valider des compétences de fin de cycle 2 alors que j’en ai d’autres qui commencent les compétences de 6e..

Du coup, il faut pouvoir permettre à chacun de travailler à son niveau. C’est donc un gros travail de préparation. Au début ce n’était pas facile, il m’a fallu plusieurs années afin d’arriver à un fonctionnement autonome de mes élèves.

Ce principe peut-il s’étendre à toutes les matières ?

Oui bien sûr. Il faut alors prévoir des grilles de compétences dans les autres matières et prévoir un parcours de travail pour chaque compétence afin que les élèves puissent les travailler.

Par exemple, sur le blog des ceintures, les enseignants du cycle 2 ont construit des ceintures en Découverte du monde. Et nous devrions publier prochainement des ceintures en Histoire et Géographie.

Nous insistons juste, lors d’une construction de référentiels de ceintures, pour qu’il y ait une progressivité et que ce ne soit pas juste une liste de compétences.

Comment tu mènes les séances de découverte des notions ?

J’ai de la chance d’être en CM2 donc peu de découvertes de notions mais sinon je travaille en ateliers avec une progression commune mais adaptée. C’est à dire que j’ai face à moi un petit groupe de 10 élèves. Cela se rapproche d’un fonctionnement en classe flexible ou semi-flexible. (voir cet article)

Je n’ai pas encore osé faire travailler mes élèves seulement à partir du PDT. Pourtant je pourrais, pratiquement tout est prêt. Mais il faut avoir le soutien de sa direction et surtout des parents. Faire entendre aux parents que leurs enfants ne verront pas le programme de leur classe d’âge ce n’est pas facile à admettre. Mais je ne désespère pas me lancer dans les années à venir et même pourquoi pas l’année prochaine.

Comment aides tu tes élèves à choisir leurs compétences à travailler ?

Je me base sur leurs référentiels et les compétences qu’ils ont encore à valider. Après, en fonction des notions que l’on a revu en classe, je les guide vers des compétences qu’ils peuvent potentiellement valider. Pour cela, le travail quotidien dans le cahier du jour et mes observations me le permettent.

Comment faites vous pour l’organisation ?

Nous remplissons le PDT parfois le vendredi en classe mais en début d’année, pour impliquer également les parents, je leur demande de le remplir le week-end. Toujours en fonction de leur degré d’autonomie. Un PDT se déroule sur une semaine parfois deux si il y a des événements ou jours fériés.

En classe, le temps alloué au PDT est de 45 minutes par jour. Cela constitue un atelier de 8/9 élèves. Je tourne sur 3 ateliers dans la matinée.

Comment mettez vous en place les toutes premières semaines avec le PDT ?

Les premières semaines, il faut beaucoup d’accompagnement. Les premiers PDT sont pré-remplis (ils arrivent en CM2 avec leur référentiel de ceintures déjà entamés) donc je reprends où ils se sont arrêtés en juin dernier.

J’explique ce que je veux et au fur et à mesure des semaines, je les laisse le remplir en fonction de leur degré d’autonomie.

Comment suivre leur avancement ?

Pour suivre leur avancement, eux on les référentiels de ceintures au format papier et moi j’ai un formidable tableur que j’ai partagé ici dans cet article.

Comment gérer les corrections ?

Et ben depuis que je travaille comme cela sans évaluation sommative pour toute la classe en fin de période je n’ai jamais eu aussi peu de correction. Nous avons créé des fiches d’évaluation courtes et claires qui vont à l’essentiel de la compétence évaluée. Cela va très vite à corriger et en cas d’erreur, la correction sera à faire par l’élève dans son parcours de travail de remédiation. En gros, j’ai une bonne trentaine de feuille chaque soir.

Pour les exercices d’entrainement, je corrige en direct. Certains se font même sur tablette avec des sites d’exercices en ligne. La validation est donc rapide pour l’enseignant.

Mon PDT

Je vous partage ici mon dernier Plan de Travail, celui de cette année. Il varie un peu tous les ans. Un grand merci à François Lamoureux et à Thomas Heniart.

Clique sur l’image pour accéder à la version PDF

 

En espérant que cet article aura permis de répondre à de nombreuses questions. N’hésitez pas dans les commentaires à continuer à en poser.

Merci.

Mes 3 applications indispensables pour m’organiser [payantes]

Comme annoncé il y a quelques jours, place à un article un peu plus léger où je vous présente 3 applications qui me permettent d’organiser mon travail d’enseignant, de blogueur et de formateur plus efficacement.

Car organiser son travail n’est pas toujours aisé. Entre le nombre de mails que l’on reçoit, les idées qui nous viennent en pleine journée, les notes de réunions à prendre, et autres tâches.. Je ne vous fais pas un dessin..

Alors place aux applications.

Things 3

Things 3 est une application de tâches très intuitive qui regroupe toutes les caractéristiques que l’on peut attendre d’une telle application. Elle me sert à organiser toute ma vie.

On peut organiser ses tâches par projet. Mettre des rappels, des dates butoirs. Faire des listes de courses et ou de tâches. Faire des sous-tâches dans un projet.. et j’en passe..

Elle fonctionne avec Siri, donc dès que j’ai une idée hop je l’envoie dedans. Cela fonctionne à la manière d’un GTD (cliquez pour en savoir plus). Pareil, j’y envoie directement mais mails pour m’organiser.

Avec « mail to things » hop une idée, un mail à Things et vous la retrouvez dans votre inbox, prête à être classée.

J’y note tout, des livres à lire, des articles à lire, mes projets travaux, tout ce qui concerne le blog, mes formations, mes voyages, etc.. sans lui je suis perdu..

On peut même y glisser un lien vers une note, une note créée avec ma deuxième application indispensable..

Bear

Pourquoi Bear que j’ai découvert il y a quelques semaines et pas une autre ? Tout simplement pour les balises. Bon pas que ça, hein, mais cela y joue beaucoup. Je commence une note, je lui attribue une ou plusieurs balises et hop la note est classée, pas besoin de perdre du temps à faire ses petits dossiers comme la plupart des logiciels de prises de notes.

Comme je vous le disais, il n’y a pas que cela. Elle me permet plusieurs choses que d’autres applications ne font pas. Comme les différents formats d’exportation. Exporter sa note au format PDF est un jeu d’enfant pour un super rendu. Pour les habitués du format « markdown » l’application est compatible.

Aussi, annoter un PDF est simple comme bonjour. Comme y faire un croquis rapide.

J’aime aussi la possibilité d’exporter la note via un lien. Je peux ensuite rattacher ces notes à des tâches créées sur Things 3. Et ça c’est top.

La mise en page est aisée. On peut y rajouter des images, des PDF, et tout autres documents. On fait des listes, des croquis, enfin tout ce qu’il est possible de faire avec une application de prise de notes..

GoodNotes 5

Enfin, avec l’iPad, le plaisir de reprendre des notes manuscrites est revenu. J’ai longtemps utilisé Notability mais GoodNotes 5 est une application vraiment exceptionnelle qui a ma préférence.

On y crée des petits carnets, des notes rapides, comme si on avait un cahier devant nous mais c’est un iPad.
Différentes lignes sont proposées, des couleurs, des icônes. On peut y importer des documents mais surtout ensuite exporter ses prises de notes au format PDF, image ou même les imprimer directement.

Souvent je les envoie au format image dans une note créée dans Bear directement pour y accéder plus rapidement grâce aux balises.

Je ne m’étends par sur cette superbe application. Pour ceux ou celle qui adorent toujours prendre des notes au format manuscrit, c’est l’application qu’il vous faut.

Conclusion

Voici mes 3 applications indispensables du moment. Elles sont disponibles sur iPad, iPhone et Mac. Elles ne sont pas disponibles sur d’autres plateformes malheureusement.. La synchronisation entre les machines est immédiate, c’est un réel plaisir de les utiliser.

C’est mon écosystème, donc peu d’intérêt pour moi de chercher à utiliser des applications multiplateformes. Mais je sais qu’une version web est à l’étude pour chacune des applications présentées.

Parlons enfin du sujet qui fâche, le prix. Cela ne le dérange pas de mettre un peu d’argent dans des applications qui me facilitent la vie. Et je trouve cela normal de payer aussi. Les développeurs, ce sont leur travail. Il faut bien qu’ils se nourrissent et qu’ils puissent continuer à améliorer et suivre le développement de leur application.

Things 3 est la plus chère car il faut l’acheter sur chaque plateforme. 11€ sur iPhone, 22€ sur iPad et 50€ sur Mac.

Bear a choisi le modèle d’abonnement. 16€ pour l’année ou 1,50€/mois. Ce qui n’est pas très coûteux. 1 abonnement pour une utilisation sur toutes les plateformes. Elle peut aussi être utilisée gratuitement mais sans synchronisation entre vos devices.

Enfin GoodNotes 5 coûte 9€ pour iPhone et iPad (un achat) et 9€ à nouveau sur Mac. Je ne l’ai pas sur Mac car je n’en vois pas l’utilité étant donné qu’on ne peut pas écrire à la main sur un ordinateur.

Et vous, quelles sont vos applications favorites pour être productif ?

Qu’est ce qu’un [Plan de Travail] ?

Mon évolution

Entrons tout de suite dans le vif du sujet. Pour cela il faut d’abord que je vous parle de mon évolution, de mon cheminement.
Pour différencier dans ma classe, à mes débuts, j’ai utilisé ce qui s’appelle une « feuille de route ». C’était un document simple qui était le même pour tous les élèves. Il y avait deux colonnes, une qui contenait le travail obligatoire et une autre qui contenait du travail supplémentaire pour les élèves qui allaient plus vite dans la résolution de leurs exercices. Cette fiche ne concernait que le français et les maths. Je choisissais moi-même les tâches. L’élève pouvait seulement choisir l’ordre dans lequel il allait les faire. Cet ordre aléatoire était le levier de motivation de l’élève. Sans cela, cette feuille de route n’avait aucun intérêt.

Donc mes objectifs, à l’époque, étaient que mes élèves soient motivés, choisissent eux-mêmes l’ordre des tâches afin de les rendre autonome mais aussi que tous ceux qui pouvaient aller plus loin puissent le faire. Qu’ils en fassent mais en fonction de leurs possibilités, de leurs capacités.

Ces « feuilles de route » sont une belle entrée dans la différentiation avec pour objectif principal de rendre autonome ses élèves. Mais sinon c’est très chronophage et les élèves motivés au début de la mise en place, s’ennuient vite et n’ont plus le même entrain..

Il me fallait donc changer mon organisation et évoluer. Coup de chance, un nouveau projet collectif allait tout changer.

Le plan de travail

Ce projet, c’est celui du collectif C2CEdu à l’initiative de François Lamoureux. Je le remercie donc de m’avoir entraîné dans cette aventure. Sans cela, je serais peut-être encore entrain d’utiliser mes feuilles de route.. qui sait.

Ce projet m’a entraîné dans de nombreuses lectures sur la pédagogie institutionnelle et les pédagogies coopératives (suivre le lien Amazon de mon blog pour y accéder).

J’ai donc commencé à utiliser et à travailler en véritable « plan de travail » à partir du moment où j’ai mis en place dans ma classe les « ceintures de compétences ». Je ne vous refaits pas un texte sur les ceintures, vous en trouverez de nombreux sur le blog. Retenez seulement que les objectifs de ce dispositif sont de motiver, individualiser mais surtout responsabiliser l’élève.

Revenons sur le « plan de travail ». Pour préparer un PDT, il faut tout d’abord plancher sur une matrice commune à tous mais surtout à des tableaux de suivi des compétences, ce que nous avons fait avec les référentiels de ceintures. Il faut aussi pouvoir proposer tout au long de l’année différents projets dans des domaines divers et variés.

Une fois cela construit, l’élève, en étant accompagné bien évidemment, peut s’emparer de cet outil et construire son « programme ». Grâce aux ceintures, les activités sont adaptées à chaque élève. Les projets peuvent être proposés par l’enseignant mais aussi être à l’initiative de l’élève.

L’élève remplit donc lui même son « plan de travail » en choisissant les activités dans les référentiels en commençant par les compétences qu’il pense savoir maîtriser. Il y ajoute ses projets qui peuvent être une production écrite, un chef-d’œuvre, une poésie, un exposé, etc..

L’enseignant guide et accompagne les élèves dans le choix des activités et les encourage à prendre des initiatives. Il devient alors complètement acteur de ses apprentissages.

Tous les « plan de travail » sont donc uniques. L’élève est autonome.

Pourquoi je râle sur les réseaux quand je vois des « plans de travail » qui n’en sont pas sur les réseaux.

Comme je le disais plus haut, depuis plusieurs années, je m’intéresse à la pédagogie. Pas au début de ma carrière car le temps manque un peu quand on commence une nouvelle vie. J’ai donc beaucoup lu sur les pédagogies coopératives (Freinet, Connac) et la pédagogie institutionnelle (Oury, un copain de Freinet).

Au fil des ans, le besoin de différencier est devenu indispensable.. et quand on débute dans le métier ce n’est pas le plus simple malheureusement car ce n’est pas vraiment ce que l’on nous sert en formation où le monde des bisounours est la référence..

Donc, si je tape le mot « différencier » ou « différentiation » sur Google, je tombe sur de formidables blogs de collègues profs (que j’adore pour leurs ressources) qui nous proposent leur dernier PLAN DE TRAVAIL !!!! Et quand j’ai commencé dans le métier, je les ai bénis.

Mais ces « PDT » sont souvent de vrais fourre-tout, on y met ce qu’on veut, on lui fait dire ce que l’on veut. Au gré des lectures sur les blogs, aucun PDT n’a le même but, n’a le même objectif.. et pourtant, tout le monde appelle cela un « plan de travail ».

Vous me direz qu’on peut bien donner le nom que l’on souhaite à ce que l’on fait et il est vrai que PDT sonne bien.. Mais bon, si on s’intéresse un peu à la pédagogie, on se doit d’être précis (je vais me faire taper sur les doigts car je suis loin d’être irréprochable).

Le « plan de travail » est un dispositif pédagogique.

C’est devenu une mode. Pas une classe que je visite, une stagiaire que j’observe n’utilise pas le fameux « plan de travail ». Pour le coup, je les encourage à poursuivre car j’encourage la différenciation, mais je leur glisse gentiment que cela ne s’appelle pas un PDT..

Mais plutôt une « feuille de route » car oui, je vais en froisser certains ou certaines mais ce que je découvre souvent, c’est plusieurs listes de tâches que l’élève peut réaliser dans l’ordre qu’il souhaite avec pour objectifs souvent de revoir et s’entraîner sur les notions vues la semaine dernière. Souvent, il est en trois versions avec des niveaux de difficulté différents.

Ce que je vous présentais dans la première partie de l’article, ce que je faisais à mes débuts, et ce que j’appelais aussi « plan de travail » car je ne m’étais pas encore intéressé aux différentes pédagogies..

C’est donc pour moi toute la différence, quand l’élève n’est pas impliqué ce ne peut être un PDT.

Bon, je critique, je critique, mais on a tous fait ça, moi le premier hein, car comme vous j’étais persuadé qu’un « plan de travail » c’était ça. J’ai fait confiance aux ressources sur lesquelles je suis tombé au gré de mes recherches sur le net et je ne veux pas leur jeter la pierre car quand j’ai débuté, cela m’a vraiment bien soulagé pour préparer ma classe et je l’espère accompagner au mieux mes élèves.

Je trouve que le tableau de Sylvain Connac est très représentatif des différentes appellations du sacro-saint « plan de travail ». Je le remercie d’ailleurs à travers cet article car ses livres et ses écrits m’ont beaucoup inspiré pour organiser ma classe et même écrire ces mots.

J’espère que ce petit billet vous permettra de découvrir ou redécouvrir ce qu’est un plan de travail. Je vous remercie de faire grandir ce tout petit blog années après années.

Et pour finir je vous laisse retrouver le PDT que mes élèves utilisent cette année dans cet article : mes outils pour la rentrée et je vous le détaillerais si vous le souhaitez dans un futur billet.

Et vous, que faites-vous dans vos classes pour mettre en place la différenciation et responsabiliser vos élèves ?

Pourquoi utiliser une tablette (iPad) à l’école ?

Depuis de nombreuses années, le numérique fait son entrée dans le monde de l’éducation avec plus ou moins de difficultés.. L’équipement, souvent à l’origine des mairies ou des établissements, n’est pas souvent bien reçu par les enseignants qui manquent de formation.

La plupart des enseignants équipés que je rencontre lors de mes formations me posent toujours la même question:

Que puis-je faire avec une tablette ?

Et oui, on met des tablettes dans les mains des profs et des élèves sans les former. On constate même régulièrement que les élèves sont plus à l’aise avec cet outil que les professeurs.

Alors qu’est ce qu’on fait avec une tablette à l’école primaire voire même au collège ?

Qu’est ce qu’une tablette ?

Une tablette c’est :

  • un dictaphone
  • un micro
  • une camera
  • un appareil photo
  • un logiciel de montage vidéo
  • un instrument de musique
  • un logiciel de dessin
  • un logiciel de bureautique
  • une banque d’application inimaginable

Tout cela dans 1 appareil. Qui fait mieux ?

Une fois que l’on est en phase avec cela, on peut réfléchir à ce que l’on va pouvoir faire avec. Je présente souvent des usages en formation mais c’est un tel outil de créativité que seul l’imagination de l’enseignant est la limite.

J’ai listé ici quelques apports d’une tablette à l’école mais il y en a bien d’autres..

Vous le savez, j’ai porté mon choix sur les iPad même si il existe également de nombreuses tablettes Android de qualité. Voici les 4 raisons principales de mon choix:

  • La fiabilité
  • La facilité d’utilisation et de réglages
  • La sécurité
  • La qualité des applications proposées via le store

Produire des ressources

Mes élèves utilisent les iPad principalement pour produire des ressources comme :

  • des cartes mentales
  • des capsules
  • des textes
  • des affichages
  • des présentations

Je vous laisse découvrir les capsules et autres productions sur la chaîne YouTube de ma classe.

Produire des écrits

Ecrire des textes sur ses cahiers pour les faire lire au maître c’est bien, mais si on peut en plus faire quelque chose de plus joli en développant des compétences numériques des programmes et pouvoir être lu par des classes du monde entier.. La différence est là. Et cela change tout. Je n’ai jamais eu autant d’élèves qui s’appliquaient et qui persévéraient dans leur production.

Et oui, il y aura toujours des contres, car vous allez me dire que c’est un peu la carotte, mais arrêtons de se voiler la face, nous savons pertinemment que l’expression écrite n’est pas ce qui passionne la plupart de nos élèves. Donc oui, ce genre de projet déculpe la motivation de la classe.

Créer, s’exprimer et programmer

Les élèves vont pouvoir s’exprimer devant une caméra, s’enregistrer, produire des scénarios, des jeux vidéos, des films en StopMotion, des morceaux de musique.. Comme je le disais plus haut, l’imagination n’a pas de limite.

N’hésitez pas à aller faire un tour sur la chaine YouTube de ma classe.

Les élèves vont prendre confiance, exprimer leurs sentiments, être eux-mêmes tout en travaillant des compétences essentielles pour leur vie future.

C’est la même chose pour tous les éléments de programmation que les élèves, dès le cycle 2, doivent acquérir.

Je cite ici quelques applications qui permettent de travailler ces compétences, mais il en existe bien d’autres..

Différencier

Pour finir, un des points les plus important et essentiel pour moi dans mon enseignement, c’est la différenciation. Et justement, la tablette permet de faciliter cette mise en place. J’en ai déjà beaucoup parlé sur le blog avec les ceintures de compétences et les parcours.

Mais je ne l’utilise pas seulement pour cela.

Aussi pour préparer et faire faire les dictées, développer l’autonomie (avec par exemple Rallye-Lecture et Matheros), permettre une nouvelle organisation pédagogique (classe flexible) mais aussi évaluer (Plickers et Kahoot), permettre aux élèves de s’entrainer (Défitables, learningapps).

En espérant que cet article vous permettra de vous lancer dans l’utilisation des tablettes en classe ou même vous motivera à doter votre classe.

On se tient au courant.

Collègues profs, simplifiez vous la vie avec teetsh.com

Me revoilà après presque deux mois d’absence.. Je n’ai pas disparu, ni laissé le blog de coté, juste la rentrée et ma nouvelle classe qui m’ont pris énormément de temps et d’énergie. Maintenant que tout cela se stabilise, je peux à nouveau écrire et partager de nouvelles trouvailles numériques ou idées pédagogiques.

Aujourd’hui, je vous présente donc teetsh.com, un site qui promet de faire gagner du temps à tous les professeurs des écoles en leur simplifiant la préparation de trois outils principaux: l’emploi du temps, le cahier journal et les fiches de préparation.

L’interface est plutôt bien faite et les fonctionnalités sont complètes. C’est simple, et on ne se perd pas dans les paramètres comme cela arrive chez certains concurrents.

Allez, faisons un petit tour d’horizon des ces trois outils.

Commençons par l’emploi du temps. Il suffit de glisser avec sa souris sur les créneaux horaires souhaités puis une boite de dialogue s’ouvre, ce qui permet ensuite d’y mettre ce que l’on souhaite.

Les couleurs sont personnalisables, les tags aussi. On peut copier une matière d’un jour à l’autre, les dupliquer sur une même journée (pour la gestion des doubles ou triples niveaux voire pour des ateliers en classe unique). Tout est très simple. Le site calcule pour vous les horaires de chaque matière.

On retrouve ensuite cet emploi du temps dans la section cahier journal. Ce qui permet de gagner du temps et de ne pas remplir tout son EDT matière par matière.

On peut ensuite créer sa fiche de prép ou bien lier la séance à une fiche de prép déja créée. La présentation est clair et tout est exportable au format PDF pour impression ou pour pouvoir tout consulter sans connexion internet dans sa classe.

Du coté des fiches de prép, les liens sont faits avec les thèmes et les objectifs des nouveaux programmes. Il suffit alors de les sectionner dans un menu déroulant. Quel gain de temps !!!

Il suffit ensuite de créer vos séquences et vos séances. Tout est fait pour vous accompagner dans cette préparation. J’y vois une grande aide pour les jeunes profs qui se lancent dans le métier et qui vivent des premières années compliquées. Pour les anciens aussi, le copier coller fait des merveilles et la réutilisations de certaines séquences au fil des ans également.

Le problème de taille pour teetsh.com c’est qu’il s’heurte à la concurrence et surtout l’ogre Edumoov, bien ancré dans le monde des profs des écoles.

Les tarifs sont dérisoires. L’emploi du temps est gratuit. L’abonnement pour 1 an est à 19€. Ce qui revient à 1,5€/mois.. Vous avez la possibilité d’essayer cette solution pendant 1 mois afin de vous en faire votre propre idée.

De mon coté, je suis en train de tester le site en profondeur. J’ai ma propre organisation mais je ne suis pas exemplaire dans la conception des mes fiches séquences et séances. Cela me ferait peut-être du bien de m’y remettre en étant accompagné par ce genre de solution.

Je vous dirai bien évidemment si je décide de sauter le pas et d’utiliser ce site pour m’organiser. Je suis un grand fan des applications, car ma machine principale est un iPad, mais je reste ouvert.

Je finis en vous proposant un petit concours afin de gagner deux licences d’un an d’utilisation. Pour participer, c’est très simple, il suffit de répondre à une question dans les commentaires de l’article. La réponse se trouve dans le blog, à vous de chercher. Fin du concours le vendredi 18 octobre à 20h.

Voici la question : Quelle est l’application que j’utilise au quotidien pour échanger avec les parents de ma classe et qui a remplacé le cahier de liaison ?

EDIT : Félicitations à @Creyolita et @Dansloeildelamaitresse qui remportent une licence d’utilisation pour un an.

Une année de Géographie en CM2

Après l’Histoire, voici une nouvelle année de Géographie avec mes CM2 pour l’année prochaine. Comme expliqué dans l’article contenant mes préparations en histoire, après 3 ans d’utilisation de mes anciennes fiches, j’étais lassé.. J’ai donc décidé de tout refaire. Je suis donc ravi de vous partager ce gros travail qui m’a pris une grosse partie du mois d’août.

Un grand grand grand merci à Camille Martin qui a pris le temps de relire ce travail à la recherche de petites coquilles et de formulations hasardeuses..

Je tiens à préciser que je me suis inspiré du manuel Odyssée de Magnard pour construire mes fiches.

Les fiches se composent de documents, de définitions, de QrCodes renvoyant vers une ou plusieurs vidéos complémentaires et des questions.

Cliquez sur l’image pour accéder à l’ensemble des fiches

Pour répondre aux questions, les élèves sont amenés à s’aider des documents et à faire des recherches sur internet. Ensuite, une mise en commun par groupe puis par classe est faite ainsi que la réalisation d’une trace qui peut être formulée de différentes manières : texte, carte mentale, capsule..

J’ai tout de même produit mes propres traces écrites avec les termes importants qu’il est indispensable pour les élèves de garder dans leur cahier. Elles serviront de bases en fonction des différentes productions lors des séances.

Cliquez sur l’image pour accéder à l’ensemble des traces écrites

Je vous partage également ma programmation. Je précise que je suis en zone B.

Programmation géographie CM2 NEW 2019

Enfin, en ce qui concerne les évaluations, et pour garder une cohérence avec les ceintures de compétences, je fais des diplômes (mais on peut leur donner le nom qu’on veut). Chaque élève à deux essais pour les valider. Bien que je reçoive de nombreuses demandes, je ne souhaite pas partager mes évaluations qui ne sont bien évidemment pas encore construites..

Diplômes de Géographie CM2 New 2019

En espérant que ce partage vous plaira. Je vous remercie de me retourner vos utilisations de ces documents, cela m’intéresse toujours énormément.

Bonnes préparations

Mes outils pour la rentrée [Emploi du temps, Plan de travail, etc..]

Je vous partage aujourd’hui quelques outils que je vais utiliser l’année prochaine.

Emploi du temps

On commence par l’emploi du temps. Quelques précisions:

  • Je suis dans une école à 4 jours.
  • C2C signifie ceintures de compétences (en autonomie ou non).
  • J’ai placé l’EPS au hasard car je n’ai pas encore mes créneaux.
  • J’ai encadré maths, français et ceintures car je ne travaille pas en classe entière lors de ces séances mais plutôt ce que l’on pourrait qualifier de flexible.
  • J’ai pastorale car je suis dans une école privée.

Clique sur l’image pour ouvrir l’EDT au format PDF

Le plan de travail

Voici la trame de mon plan de travail de cette année que je souhaitais au format portrait contrairement à l’année dernière. Peu de nouveauté car il a très bien fonctionné donc je n’ai aucune raison de changer.

Clique sur l’image pour ouvrir le PDF

La monnaie intérieure

Je vous ai déjà plusieurs fois parlé de la mise en place de la monnaie intérieure en classe. Je vous renvoie à mon dernier article.

Cette année, avec mon collègue, nous avons choisi de travailler sur la France. Nous donnons un nom à nos classes, pour moi ce sera « Classe Marianne ». Et pour notre monnaie, nous avons choisi le Franc. J’ai pris modèle sur les pièces et billets qui ont existé avec l’Euro et je les ai reproduis avec Procreate et mon fidèle iPad.

Je ne sais pas encore si nous allons imprimer sur une feuille cartonnée en couleur ou une feuille simple que nous plastifierons. Il se peut même qu’on ne puisse finalement pas utiliser les copies couleurs même si toutes les photocopieuses vont en être dotées.

Le cahier du jour

Pour le cahier du jour, peu de changement. J’avais un système d’annotation un peu archaïque comparé à ce que je fais avec les ceintures de compétences. Du coup, pour un peu plus de cohérence, j’adapte le même code.

La poésie

Cette année, je laisse de coté mon recueil de la mer (50 poésies) et je reviens sur mon ancien recueil (80 poésies). Les thèmes sont variés. Je change par contre mon code de récitation. J’ai adapté le système de LutinBazar en reprenant ces quatre thèmes que je colorierai en fonction des résultats (vert, orange, rouge).

Cahiers de leçon

Pour les cahiers de leçon, j’aime bien faire des pages de garde pour que les élèves s’y retrouvent. Et depuis deux ans, j’y ajoute des bitmoji sur le thème. Bon, ce sont des bitmoji avec ma tête, et vous allez me dire que je suis égocentrique ou narcissique mais mes élèves aiment bien, trouve cela amusant, alors je continue.

 

Voilà pour ces quelques outils. Vous pouvez retrouver toutes mes programmations sur le blog pour vous aider à construire les votre.

Une année d’Histoire en CM2

C’est parti pour une nouvelle année d’Histoire avec mes CM2 l’année prochaine. Après 3 ans d’utilisation de mes anciennes fiches (que je retravaillais tous les ans), j’étais lassé.. J’ai donc décidé de tout refaire. Je suis donc ravi de vous partager ce gros travail qui m’a pris une grosse partie du mois de juillet et qui sera bientôt complété d’une année en Géographie en CM2.

Un grand grand grand merci à Camille Martin qui a pris le temps de relire ce travail à la recherche de petites coquilles et de formulations hasardeuses..

Je tiens à préciser que je me suis inspiré du manuel Odyssée de Magnard pour construire mes fiches.

Les fiches se composent de documents, de définitions, de QrCodes renvoyant vers une ou plusieurs vidéos complémentaires et des questions.

Clique sur l’image pour accéder aux fiches

Pour répondre aux questions, les élèves sont amenés à s’aider des documents et à faire des recherches sur internet. Ensuite, une mise en commun par groupe puis par classe est faite ainsi que la réalisation d’une trace qui peut être formulée de différentes manières : texte, carte mentale, capsule..

J’ai tout de même produit mes propres traces écrites avec les termes importants qu’il est indispensable pour les élèves de garder dans leur cahier. Elles serviront de bases en fonction des différentes productions lors des séances.

Clique sur l’image pour accéder aux traces écrites

Je vous partage également ma programmation. Je précise que je suis en zone B.

Programmation histoire CM2 NEW 2019

Enfin, en ce qui concerne les évaluations, et pour garder une cohérence avec les ceintures de compétences, je fais des diplômes (mais on peut leur donner le nom qu’on veut). Chaque élève à deux essais pour les valider. Bien que je reçoive de nombreuses demandes, je ne souhaite pas partager mes évaluations qui ne sont bien évidemment pas encore construites..

Diplômes d’Histoire CM2 NEW 2019

En espérant que ce partage vous plaira. Je vous remercie de me retourner vos utilisations de ces documents, cela m’intéresse toujours énormément.

Bonnes préparations

Une nouvelle année avec @KlassroomFR

Vous découvrez Klassroom, je vous invite à relire mon article de présentation que j’avais fait l’année dernière (en cliquant ici).

La différence cette année, j’ai supprimé le cahier de liaison au format papier pour obliger toutes les familles à y passer. C’est ce qui avait pêché l’année dernière, seulement la moitié des familles avait rejoint Klassroom.

Et là succès garanti, j’ai réussi à avoir l’ensemble des familles (sauf une malheureusement mais de mauvaise foi, manque de place dans son téléphone, pas envie de supprimer Facebook ou Snapchat pour suivre la scolarité de son enfant).

J’utilisais tout de même une pochette cartonnée en parallèle pour y glisser toutes les feuilles qui demandent à être remplies par les parents.

Le dialogue a été facilité tout au long de l’année, le retour des parents a été exceptionnel. L’application nous rapproche des familles et inversement. Du coup, le rapport change totalement et j’ai bien l’impression que l’implication des familles est plus grande.

Bon, en faisant un bilan avec mon collègue qui utilise aussi l’application mais en version gratuite pour les parents, on constate tout de même que les commentaires et interactions sont moins nombreux qu’avec ma classe qui est premium.

Quoi qu’on en dise, et bien qu’il existe la version gratuite « webapp », les parents qui sont bientôt presque tous équipés de smartphones, préfèrent utiliser un application, au même titre que Facebook ou autre.. On s’en est rendu compte lors du voyage scolaire où là, les parents des deux classes ont profité de la version payante.

Trois familles avaient pris l’option de payer les 1,99€/mois pour avoir toutes les publications et pas seulement la dernière.

D’autant plus qu’avec mon collègue avec qui je suis parti en classe de mer, nous avons créé une classe éphémère juste pour cet événement. Et l’engouement était total. Nous avons même eu des parents, qui ne suivaient pas les classes de l’année, qui nous ont rejoint seulement pour cette semaine.

Nous avons partagé le quotidien des élèves lors de ce séjour. Nous n’avons jamais eu autant de commentaires, de retour, de partage, de like. Les parents ont vécu le voyage de leur enfant. Et nous côté prof, nous avons partagé cela avec une facilité déconcertante.

Je me rappelle encore il y a deux ans, nous étions partis aussi et nous avions choisi d’utiliser un blog pour partager le séjour. Heureusement, avec WordPress, cela est facilité mais la mise en place et le retour des familles n’étaient pas si enthousiasmants qu’avec Klassroom.

Bref, avec les petites nouveautés de l’année prochaine, c’est sur que nous allons continuer. Mais, pour mon collègue, ce sera avec la version premium. Bien que selon Klassroom, 90% des familles utilisent la version gratuite. Le prix est alors de 99€ HT pour une classe (à faire payer par votre coopérative ou par votre établissement).

Il y a tout de même du mieux sur la gratuite, les utilisateurs ne verront plus seulement le dernier post mais tous ceux postés lors des derniers 24 heures.

En ce qui concerne les principales nouveautés :

Possibilité de faire l’appel via l’application et de générer des feuilles d’appel avec les statistiques.

Les prises de rendez-vous entre le prof et les familles sont facilités, le prof peut maintenant en initier un (c’était une grosse demande des utilisateurs).

Enfin un « Yearbook » sera éditable à la fin de l’année et c’était plutôt une demande des parents afin de garder un souvenir de l’année scolaire autre qu’en téléchargeant une par une les photos.

En bémol, je note tout de même l’augmentation de l’abonnement pour les familles qui souhaitent ne passer que par l’application. On passe de 1,99€/mois à 2,99€/mois tout de même.

Par contre Klassboard prend de l’ampleur et sort de son statut « bêta ». Je rappelle que c’est une webapp qui permet de contrôler toutes les classes de l’école, pour un directeur par exemple, en un seul endroit. On peut par exemple, très facilement, diffuser un message à tous les parents de toutes les classes.

Je ne peux que vous inviter à essayer l’application qui est validée pour l’éducation nationale.

Je remercie toute l’équipe de Klassroom pour leur confiance.

À bientôt et bonnes vacances.