La continuité pédagogique – 10 jours après

Mettons d’emblée de coté les deux premiers jours où les serveurs ont complètement saturé..

Depuis, tout s’est apaisé, et le temps des ajustements et des améliorations s’est imposé.

Tout va bien via monecole.fr et le petit bureau. Tout est opérationnel. Les élèves me contactent régulièrement via le traitement de texte, nous avons même pu faire les premières dictées via ce biais.

Les questions des élèves – validé (résolu) – signalé (réponse envoyée)

Exemple d’une dictée

J’essaie de doser le nombre de tâches à faire pour ne pas en demander trop. Et comme je le disais dans mon dernier article, j’arrive à leur demander du travail écrit, du travail numérique via le site classenumérique.fr et de la lecture.

Bon, il y a quelques bugs aux heures de grandes affluences mais dans l’ensemble tout fonctionne? Je prépare un plan de travail « sic » (une liste d’exercices) par semaine et je l’ouvre du lundi au vendredi de 7h30 à 19h afin qu’ils puissent couper réellement le weekend. Je peux suivre les résultats de mes élèves. Par exercices et par domaines.. C’est top.

J’y ajoute depuis cette semaine des défis.

Le premier, un défi sportif du copain Deuj, « Apprendre à jongler » que vous pouvez retrouver en cliquant sur l’image.

Le deuxième vient du collectif Twoulipo. Cette semaine c’est un tautogramme en M. Vous pouvez accéder aux autres défis en cliquant sur l’image.

J’ai de la chance également d’avoir des CM2. Le programme consiste essentiellement à revoir et asseoir les compétences abordées en CM1. Donc peu de nouvelles notions. J’en profite pour souhaiter tout mon courage aux professeurs des classes de CP.

Pour accompagner mes élèves, je pioche dans mes capsules sur ma chaine Youtube et je fais de nouvelles vidéos comme celle-ci sur les solides.

La correction des exercices ayant posée problème pour certains, j’ai donc fait une correction commentée des exercices.

Tout n’est pas parfait mais on s’adapte et on trouve des solutions. Pour faire cela, j’ai juste filmé mon écran de Mac grâce au logiciel Quicktime Player qui est installé de base.

Pour le reste, j’essaie de partager les cours de géographie, d’histoire et de sciences à travers mes fiches. Et d’accompagner avec des vidéos comme celle sur la Première Guerre mondiale.

Enfin, même si j’envoie tous les soirs une correction collective aux élèves (pour cela, je stocke tous mes documents dans un dossier Google Drive, puis je partage le lien sur le petit bureau de l’élève), j’ai décidé de faire un petit retour individuel à chaque enfant.

Je reçois donc leurs travaux par mail ou par Klassroom. Je les importe dans une application de prise de Notes (GoodNotes 5 ma préférée) mais il y en a d’autres comme Notability, Evernote, etc.. voir même directement dans l’application Mail. (N’hésitez pas dans les commentaires à me demander une solution adaptée à votre profil matériel). J’ai donc un seul document regroupant les envois d’un élève. Je l’annote, je corrige, je mets un petit mot personnalisé afin de garder du lien.

Annotation sur iPad et GoodNotes 5

J’ai ainsi un petit retour des élèves autres que sur le travail et ça fait du bien.

Sinon la semaine dernière, le carnaval était prévu à l’école. J’ai donc demandé aux élèves de se déguiser et de m’envoyer une photo pour les partager à tous sur Klassroom. Beaucoup ont joué le jeu, c’était une journée sympa.

Voilà pour ce petit retour, dix jours après le début de cette « continuité pédagogique ». Et vous, comment cela se passe ?

 

La continuité pédagogique pour ma classe

 

Je n’ai pas hésité longtemps sur comment mettre en place la continuité pédagogique pour ma classe. Mais avant de lire ce billet, il faut tenir compte de deux choses :

  • Mes élèves ont tous une connexion internet
  • Avec les tablettes en classe, ils sont habitués à utiliser des outils numériques

J’ai donc de la chance oui, et j’en suis conscient.

Le travail sera donc donné par l’intermédiaire de monécole.fr de Lorin Walter et « Mon petit bureau » que les élèves utilisent régulièrement pour accéder à plusieurs outils :

Page élève sur mon petit bureau

En haut, les applications qui sont entièrement personnalisables (via un simple lien) et en bas les widgets qui sont proposés sur le site.

Pour les applications, il y en aura des fixes et des mobiles (flexibles :-)). Comme tout mon travail est stocké dans Google Drive, je partagerai les liens du travail à faire, des dictées, des corrections ou autres. En un clic, cela est possible ! Pourquoi s’en priver.

Pour les fixes :

  • Rallye-lecture pour répondre à leur questionnaire de littérature
  • Mathéros pour les ceintures de calcul mental
  • Le OneNote de la classe (notre classeur virtuel, qui contient toutes les leçons, des exercices, etc..)
  • Le recueil de Poésie (qui est dans OneNote mais qui permet d’y accéder plus rapidement)
  • Deux manuels numériques pour les exercices écrits

On peut remercier les éditeurs pour les manuels que l’on peut retrouver gratuitement en ligne (https://adistance.manuelnumerique.com/)

Et bien sur le tout nouveau classe-numérique.fr dont voici la vidéo de présentation :

Je vais leur préparer chaque semaine une feuille de route à faire en ligne. Je pourrai voir leur progression et leur réussite. Ce qui est bien également, c’est qu’il y a une auto-différentiation en fonction des résultats. La nouvelle version vient juste de sortir, je vous en parlerai plus en détail dans un article dédié.

Vue de l’espace élève

Pour les widgets, j’ai mis celui du cahier de texte pour leur donner le travail, celui du message à la classe pour dialoguer avec eux et répondre à leurs questions. Pour cela, j’ai détourner la fonction traitement de texte, par ce biais, les élèves peuvent me poser des questions régulièrement.

Tous les soirs, je donnerai du travail écrit et du travail en ligne. Le travail en ligne étant auto-correctif, je ne transmettrai donc qu’un document le lendemain avec la correction du travail écrit. J’ai de la chance aussi d’avoir des CM2 autonomes pour la plupart.

Je ne veux pas multiplier les outils, ni perdre mes élèves et les parents avec plusieurs sites ou façons de faire.

On a tout de même demandé aux parents de nous envoyer régulièrement le travail écrit. C’est la seule chose que mon petit bureau ne gère pas encore. Je réfléchis à faire un espace de dépôt sur le drive mais pour l’instant j’ai demandé aux parents de m’envoyer des photos ou des scans via Klassroom ou mail (je leur ai donné une adresse mail dédiée).

Car oui, avec les parents, je continue d’utiliser Klassroom pour échanger, communiquer et transmettre des informations.

Je viendrai compléter ce billet en cas d’évolution, car à l’heure où j’écris ces lignes, nous en sommes à l’état de projet. Il faudra voir en situation réelle.

N’hésitez pas à fouiller le blog, il y a pas mal de ressources et d’idées sur le numérique.

Les ceintures de compétences, un projet d’école ?

Cela fait maintenant plusieurs années que je fonctionne avec les ceintures de compétences et comme beaucoup au début, et même encore maintenant pour certains collègues du collectif du C2CEdu, j’étais seul dans mon établissement à les avoir mises en place. Je faisais mon petit truc dans mon coin avec ma classe de CM1/CM2. Je me sentais un peu isolé mais j’étais tellement persuadé que c’était le meilleur moyen de faire progresser mes élèves au quotidien, que cela ne me freinait pas.

En changeant d’école, j’ai pu retrouver un ami/collègue qui m’a tout de suite suivi dans cette utilisation des ceintures de compétences. Je n’étais plus seul, nous étions tous les deux en CM2 à évaluer nos élèves de cette manière. Et avoir un autre regard que le mien sur ce que je proposais m’a fait un bien fou. Il m’a amené à réfléchir et revoir beaucoup de choses dans ma pratique. Ce fut un grand bol d’air, et cela m’a fait beaucoup avancer.

Les ceintures de compétences, chacun peut se les approprier, ce n’est pas une méthode fermée. C’est vraiment primordial de le savoir avant de se lancer.

Nous étions alors deux classes à utiliser les ceintures, et cela n’était pas évident pour les élèves de se faire à ce système (cela fonctionnait bien à partir du mois de janvier). Et puis, il fallait bien le présenter aux parents qui n’avaient pas cette représentation de l’école. Donc pendant, deux ans, tous les élèves qui arrivaient dans nos classes débutaient à la même ceintures dans tous les domaines. Ce n’était pas l’idéal car c’était arbitraire et pour certains la marche était trop haute et pour d’autres, cela était trop facile. Il fallait donc que l’on fasse évoluer cela.

J’ai de la chance, j’ai dans mon école un chef d’établissement qui me fait confiance et des collègues motivées qui n’ont pas peur de faire évoluer leurs pratiques. Je leur ai donc proposé d’utiliser les ceintures de compétences sur plusieurs niveaux. Tout était presque clé en main car avec le collectif nous avions construits des référentiels et des essais de la petite section à la sixième.

Mon directeur était emballé (la différentiation est un thème qui revient régulièrement et devient une priorité depuis quelques années) et mes collègues de CM1 aussi. Nous avons donc lancé les ceintures sur deux niveaux (CM1 et CM2). Nous nous sommes beaucoup concertés au début, nous avons beaucoup échangé. Avec nos années de recul, avec mon collègue, nous avons pu au mieux accompagner nos collègues de CM1 à leurs débuts.

Et l’année d’après, nous avons donc accueilli en CM2, des élèves qui avaient déjà un an de pratique des ceintures de compétences. Et cela a tout changé. Les élèves ont repris leurs progressions et leur travail là où ils l’avaient arrêté l’année précédente. Ils ont repris des habitudes, des réflexes qu’il fallait, les années précédentes, mettre en place durant tout le premier trimestre. Quel gain de temps en début d’année sur la mise en place.

De mon coté, plus besoin de le présenter aux élèves et aux parents. Toujours les accompagner bien évidemment, mais ce n’est plus une nouveauté (sauf bien sur pour les nouveaux élèves).

Les élèves arrivent donc en CM2, et ils reprennent là où ils en étaient. Et cela est très rassurant pour eux. Pour nous, un peu plus de travail de préparation en amont mais vraiment heureux de prendre en compte chaque élève dans leurs différences.

Les collègues de CM1, malgré quelques difficultés dans la mise en place, étaient aussi heureuses de fonctionner avec les ceintures et se sont bien appropriés le système. Sur mes conseils, elles avaient choisi de commencer avec quatre, puis cinq référentiels (sur 8 principaux). Elles ont fait un gros travail de préparation sur les parcours entre les essais.

Et cette année, une collègue de CM1 est passée en CE2 et à convaincu sa collègue de la suivre dans ce projet. Coup de chance. Donc, maintenant, les ceintures sont en place dès le CE2. C’est donc devenu un projet d’établissement. Les élèves auront un suivi précis de leurs compétences sur trois ans, du CE2 au CM2.

Avec les collègues à mi-temps, nous sommes 8 enseignants à faire évoluer nos classes autour des ceintures de compétences. C’est une belle dynamique, je me sens maintenant soutenu dans mon établissement. Il y a de l’émulation, de grandes discussions autour des ceintures et de leur mise en place. C’est vraiment enrichissant et une vraie chance.

Personnellement, j’ai hâte d’être dans deux ans pour récupérer des élèves qui auront deux ans de pratique dans le système des ceintures de compétences. Je ne l’ai jamais vécu. J’espère aussi convaincre mes collègues de CP et CE1 de se lancer aussi dans l’aventure, je croise les doigts.

Mon directeur a vraiment été convaincu du projet et le présente dorénavant aux parents lors des rendez-vous d’inscription. Il en parle en réunion directeur et autour de lui, cela devient un peu la marque de fabrique de l’établissement. Je vais les présenter au collège, dans les autres écoles.. C’est vraiment valorisant pour l’école. La plupart des parents sont convaincus par ce système même si certains encore résistent car ce n’est pas ce qu’ils ont vécu quand ils étaient eux à l’école.

J’échange beaucoup avec des collègues qui ont envie de se lancer mais se sentant peu suivi et trop isolé, hésite à franchir le pas. Car, pour ne rien vous cacher, cela demande énormément de travail en amont. J’ai eu la chance d’avoir un collègue qui m’a suivi tout de suite dans cette école, et qui m’a fait passer un palier.

Je vous conseille alors de commencer par un ou deux domaines et d’en ajouter tous les ans en espérant convaincre vos collègues de vous suivre. Et soyez patient et surtout convaincu de ce que vous faites.

N’hésitez pas à parcourir mon blog et celui du celui du collectif des ceintures de compétences afin d’avoir des retours d’expérience et des tuyaux pour les mettre en place.

Le point sur mon organisation en ateliers

Après un mois de silence, me voici de retour juste pour vous annoncer que j’ai changé de lunettes !!!

Bonnes vacances..

 

 

Je plaisante, aujourd’hui, on parle à nouveau d’organisation de classe et d’évolution. Je ne parle pas de « flexible » car vu comment ce terme est utilisé en ce moment dans les classes, il veut maintenant tout ou rien dire..

Lors de mon dernier billet sur mon organisation, je vous avais expliqué que la classe était séparée en 3 groupes et que ces 3 groupes tournaient sur les 3 ateliers de 45 minutes de la matinée en maths, français et en plan de travail.

J’ai fait évoluer cette pratique à partir de la rentrée de janvier 2020 et je voulais attendre d’expérimenter cette organisation avant de vous en faire un retour.

Dans l’optique de toujours plus différencier pour coller au plus près des besoins de mes élèves, j’ai décidé d’augmenter le temps en plan de travail et de ne plus trop me soucier de la progression annuelle que j’avais prévu.

J’ai revu également l’espace de classe à la demande de mes élèves en conseil qui souhaitaient avoir plus de places individuelles.

Du coup, la classe est maintenant disposées en 4 espaces différents.

  • Un espace exercices d’entrainement (table seule, table double et ilot de 4 tables)
  • un espace découverte (tables en L et coin salon/regroupement)
  • deux espaces plan de travail (tables seules et deux tables rondes).

Les élèves sont partagés en 4 groupes. Les ateliers se déroulent sur la semaine, sur deux jours. Le temps d’ateliers est passé de 45 minutes à 1 heure. Sur deux jours, chaque groupe passe deux fois sur l’atelier « plan de travail », une fois sur l’atelier « découverte » (atelier dirigé avec moi) et une fois sur l’atelier « exercices d’entrainement ».

Je vous mets une photo, ce sera certainement plus simple à comprendre.

En fonction des besoins et des avancés, les exercices et les découvertes concernent soit les mathématiques, soit le français. J’adapte au quotidien mon planning. Le premier atelier se déroule de 9h à 10h et le second de 10h15 à 11h15.

J’utilise du coup beaucoup plus le nouveau coin regroupement (qu’on appelle salon dans la classe) placé juste devant le TBI afin de faire des petites situations motivantes et variées.

De cette organisation en découlera bientôt, si tout va bien et après bien évidemment un gros travail de préparation en amont, un passage au « total différencié ». C’est à dire, plus de progression commune, tout passera par le plan de travail en fonction de chaque élève et de leurs besoins.

C’est mon prochain objectif, et je ne suis pas loin d’y arriver.

Je vous souhaite de bonne vacances et je reviendrai prochainement vous détailler le contenu des différents ateliers.

Bonne année

Je vous souhaite une bonne année 2020 avec deux voeux majeurs, d’abord que vous gardiez la santé, ensuite que tous vos projets se réalisent.

Petit billet pour vous faire un rapide retour sur le blog. Avec cette année un gros gros ralentissement dans la progression du blog, sans doute dû au peu d’articles publiés par manque de temps.

Un peu plus de visiteurs qu’en 2018 mais un peu moins de vues. Rien de grave. Mon public de lecteurs se stabilise. Je ne suis pas un gros blog avec plein de ressources, je me concentre sur le numérique et la pédagogie avec des billets visant à faire réfléchir et à donner quelques astuces si possible.

En bleu foncé les visiteurs et en bleu clair les vues.

Je constate une nouvelle fois que les articles qui ont le plus de vues sont ceux avec des ressources à utiliser directement comme mes fiches de géographie et d’histoire.. Ce que viennent chercher la majorité des profs sur internet.

En 2019:

  • J’ai poursuivi mes formations le mercredi auprès des collègues s’équipant d’iPad dans leur classe, des rencontres toujours très enrichissantes.
  • J’ai créé le compte Instagram du blog. Très « bisounours » du côté prof mais vraiment apaisant comparé à Twitter qui a pris un très mauvais tournant avec cette guerre incessante que nous fait subir la troupe des profs « conservateurs » (c’était mieux avant).
  • J’ai continué mon rôle de tuteur auprès d’une PES. Encore des échanges très constructifs, j’aime beaucoup suivre de jeunes enseignants. Surtout quand ils sont motivés et à l’écoute.
  • J’ai aimé intervenir à l’ISFEC de Tours pour des petites formations sur le numérique et la pédagogie. Encore de beaux échanges.
  • J’ai été désigné par Apple « Apple Distinguished Educator » et j’ai donc passé 4 jours près d’Amsterdam cet été et rencontré des collègues de 27 autres pays utilisant des iPad en classe avec leurs élèves.

Voilà toutes les petites choses autour de mon métier d’enseignant qui me ravissent et me motivent.

Je profite aussi de ce billet pour vous dire que sur ma Chaine Youtube, j’ai décidé de faire une nouvelle série de vidéos avec des petits tutoriels et astuces pour iPad. Je vous mets en dessous les deux premières.

Allez, bonne année 2020.

Test de la caméra HUE HD

J’ai reçu il y a quelques semaines la nouvelle caméra HUE HD Pro afin de vous faire un retour sur les possibilités du produit et si cela pouvait être un investissement intéressant pour votre classe. Car cette caméra « à tout faire » est proposée à 75€ (ce qui n’est pas donné) sur la plupart des sites de commerce en ligne.

La promesse

Selon le site HUE, cette nouvelle caméra est la meilleure alliée de l’enseignant car elle est ergonomique, légère et polyvalente. Elle est stable et facile à manipuler.

La caméra est livrée avec une licence mono-utilisateur du logiciel compagnon HUE Intuition. Ce logiciel permet :

  • de réaliser des vidéos et enregistrements sonores.
  • d’annoter les images
  • de faire des captures d’écran
  • de programmer des prises d’images régulières

Sur le site du vendeur, les usages proposés sont :

  • Exposer un projet
  • Prendre des captures d’écran du travail des élèves
  • Enregistrer un atelier pour la montrer en classe
  • L’utiliser comme une simple webcam
  • Créer des films de stop-motion et des vidéos en time-lapse avec le logiciel de montage HUE Animation (non inclus, 16€)

J’ai choisi le modèle noir

Le test

Cette caméra est donc ce qu’on appelle un « Visualiseur », elle sert donc à projeter à l’ensemble de la classe via un vidéo projecteur, TBI, TNI ou autre VPI tout ce que l’on souhaite. Aussi simple que cela.

Personnellement, j’y vois déjà un gros gros défaut, elle ne fonctionne que branchée en usb à un ordinateur.. Donc pour les déplacements dans toute la classe, on repassera.. C’est plutôt le cahier ou bien la feuille qu’il faudra venir placer sous la caméra.

Le câble n’est pas très long..

Vous vous en doutez, je ne suis pas la cible, utilisant des tablettes en classe, peu d’intérêt pour moi d’utiliser ce genre de caméra. Mais voyons si elle peut être utile si vous n’avez pas entre 200€ et 400€ à mettre dans une tablette..

Une fois connectée, il s’agit maintenant d’installer le logiciel qui permettra d’utiliser la caméra. Un CD est fourni mais vous pouvez également charger directement le logiciel sur le site du fabriquant.

Le logiciel n’est pas traduit en français mais assez simple d’utilisation.

Le logiciel est en anglais mais assez facile d’accès. On peut faire une capture d’écran et entamer l’enregistrement d’une vidéo d’un clic. Un bouton est disponible pour se connecter à Skype et utiliser la caméra HUE comme webcam.

La caméra est sensée fournir une qualité d’image HD, j’ai du mal à me prononcer, voici une capture faite avec la lumière de la caméra active.

Pour la HD, on repassera également.. (du moins en faible luminosité)

La qualité n’est pas exceptionnelle mais la photo n’a pas été prise dans des conditions optimales.

Alors, on achète ou pas ?

Je suis partagé, comme vous le savez, avec les iPad, l’usage de ce visualiseur pour moi n’a que très peu d’intérêt. Je peux faire tout ce que propose cette caméra et sans fil..

C’est un très bon outil car il est facile d’utilisation et vous permettra peut-être de différencier vos usages en classe.

Mais à l’heure du sans fil, devoir être limité par ce câble d’1m50.. ça me chiffonne un peu..

D’ailleurs, si vous n’avez qu’une cinquantaine d’euros, vous pouvez même vous diriger vers la version plus ancienne qui coute beaucoup moins cher.

Alors, on achete ?

FAQ Plan de Travail – Mes réponses à vos questions

Suite à mon article sur le Plan de Travail, j’ai eu beaucoup de retours et de questions, notamment sur Instagram. J’ai donc décidé de faire un article pour répondre à toutes vos questions.

N’hésitez pas aussi à visiter le blog de notre collectif des ceintures de compétences.

Et à la fin de ce billet, vous trouverez mon Plan de Travail vierge mais détaillé.

Bonne lecture.

Ont-ils bcp d’idées de projets ? N’y a-t-il pas trop d’idées farfelues ou irréalisables ?

Non car les projets doivent être en lien avec les compétences à travailler pendant l’année. Cela tourne beaucoup autour d’exposés, d’écriture, de programmation et de sciences voire cette année d’inventions.

Comment fais-tu pour individualiser chaque PDT ? Un entretien individuel ?

Je me base sur leurs référentiels et les compétences qu’ils ont déjà validé. Je ne fais pas d’entretien individuel sauf pour les élèves en autonomie 1 et 2 que j’accompagne dans les choix.

Après je sais que certains collègues du collectif des ceintures de compétences mettent en place cet entretien individuel en fin de Plan de Travail avant d’aborder le nouveau.

Est-ce un projet d’école ou personnel ?

Au départ, j’étais seul dans mon ancien établissement puis dans mon école actuelle j’ai convaincu mes collègues et mon directeur au fur et à mesure et pour l’instant les ceintures sont mises en place du CE2 au CM2. Cela devient un projet d’école au fil des ans. Après, tous mes collègues ne travaillent pas en plan de travail. Certains plutôt en feuille de route.

Effectivement, quand on est tout seul ce n’est pas évident, mais il faut tenir bon. Je l’ai fait donc n’importe qui peut le faire aussi. Après j’avais le soutien de la team C2C Edu.

Tout doit être prêt avant le début d’année ?

Et oui pratiquement car aucun élève ne travaille les mêmes compétences au même moment. Actuellement, j’ai des élèves qui tentent de valider des compétences de fin de cycle 2 alors que j’en ai d’autres qui commencent les compétences de 6e..

Du coup, il faut pouvoir permettre à chacun de travailler à son niveau. C’est donc un gros travail de préparation. Au début ce n’était pas facile, il m’a fallu plusieurs années afin d’arriver à un fonctionnement autonome de mes élèves.

Ce principe peut-il s’étendre à toutes les matières ?

Oui bien sûr. Il faut alors prévoir des grilles de compétences dans les autres matières et prévoir un parcours de travail pour chaque compétence afin que les élèves puissent les travailler.

Par exemple, sur le blog des ceintures, les enseignants du cycle 2 ont construit des ceintures en Découverte du monde. Et nous devrions publier prochainement des ceintures en Histoire et Géographie.

Nous insistons juste, lors d’une construction de référentiels de ceintures, pour qu’il y ait une progressivité et que ce ne soit pas juste une liste de compétences.

Comment tu mènes les séances de découverte des notions ?

J’ai de la chance d’être en CM2 donc peu de découvertes de notions mais sinon je travaille en ateliers avec une progression commune mais adaptée. C’est à dire que j’ai face à moi un petit groupe de 10 élèves. Cela se rapproche d’un fonctionnement en classe flexible ou semi-flexible. (voir cet article)

Je n’ai pas encore osé faire travailler mes élèves seulement à partir du PDT. Pourtant je pourrais, pratiquement tout est prêt. Mais il faut avoir le soutien de sa direction et surtout des parents. Faire entendre aux parents que leurs enfants ne verront pas le programme de leur classe d’âge ce n’est pas facile à admettre. Mais je ne désespère pas me lancer dans les années à venir et même pourquoi pas l’année prochaine.

Comment aides tu tes élèves à choisir leurs compétences à travailler ?

Je me base sur leurs référentiels et les compétences qu’ils ont encore à valider. Après, en fonction des notions que l’on a revu en classe, je les guide vers des compétences qu’ils peuvent potentiellement valider. Pour cela, le travail quotidien dans le cahier du jour et mes observations me le permettent.

Comment faites vous pour l’organisation ?

Nous remplissons le PDT parfois le vendredi en classe mais en début d’année, pour impliquer également les parents, je leur demande de le remplir le week-end. Toujours en fonction de leur degré d’autonomie. Un PDT se déroule sur une semaine parfois deux si il y a des événements ou jours fériés.

En classe, le temps alloué au PDT est de 45 minutes par jour. Cela constitue un atelier de 8/9 élèves. Je tourne sur 3 ateliers dans la matinée.

Comment mettez vous en place les toutes premières semaines avec le PDT ?

Les premières semaines, il faut beaucoup d’accompagnement. Les premiers PDT sont pré-remplis (ils arrivent en CM2 avec leur référentiel de ceintures déjà entamés) donc je reprends où ils se sont arrêtés en juin dernier.

J’explique ce que je veux et au fur et à mesure des semaines, je les laisse le remplir en fonction de leur degré d’autonomie.

Comment suivre leur avancement ?

Pour suivre leur avancement, eux on les référentiels de ceintures au format papier et moi j’ai un formidable tableur que j’ai partagé ici dans cet article.

Comment gérer les corrections ?

Et ben depuis que je travaille comme cela sans évaluation sommative pour toute la classe en fin de période je n’ai jamais eu aussi peu de correction. Nous avons créé des fiches d’évaluation courtes et claires qui vont à l’essentiel de la compétence évaluée. Cela va très vite à corriger et en cas d’erreur, la correction sera à faire par l’élève dans son parcours de travail de remédiation. En gros, j’ai une bonne trentaine de feuille chaque soir.

Pour les exercices d’entrainement, je corrige en direct. Certains se font même sur tablette avec des sites d’exercices en ligne. La validation est donc rapide pour l’enseignant.

Mon PDT

Je vous partage ici mon dernier Plan de Travail, celui de cette année. Il varie un peu tous les ans. Un grand merci à François Lamoureux et à Thomas Heniart.

Clique sur l’image pour accéder à la version PDF

 

En espérant que cet article aura permis de répondre à de nombreuses questions. N’hésitez pas dans les commentaires à continuer à en poser.

Merci.

Mes 3 applications indispensables pour m’organiser [payantes]

Comme annoncé il y a quelques jours, place à un article un peu plus léger où je vous présente 3 applications qui me permettent d’organiser mon travail d’enseignant, de blogueur et de formateur plus efficacement.

Car organiser son travail n’est pas toujours aisé. Entre le nombre de mails que l’on reçoit, les idées qui nous viennent en pleine journée, les notes de réunions à prendre, et autres tâches.. Je ne vous fais pas un dessin..

Alors place aux applications.

Things 3

Things 3 est une application de tâches très intuitive qui regroupe toutes les caractéristiques que l’on peut attendre d’une telle application. Elle me sert à organiser toute ma vie.

On peut organiser ses tâches par projet. Mettre des rappels, des dates butoirs. Faire des listes de courses et ou de tâches. Faire des sous-tâches dans un projet.. et j’en passe..

Elle fonctionne avec Siri, donc dès que j’ai une idée hop je l’envoie dedans. Cela fonctionne à la manière d’un GTD (cliquez pour en savoir plus). Pareil, j’y envoie directement mais mails pour m’organiser.

Avec « mail to things » hop une idée, un mail à Things et vous la retrouvez dans votre inbox, prête à être classée.

J’y note tout, des livres à lire, des articles à lire, mes projets travaux, tout ce qui concerne le blog, mes formations, mes voyages, etc.. sans lui je suis perdu..

On peut même y glisser un lien vers une note, une note créée avec ma deuxième application indispensable..

Bear

Pourquoi Bear que j’ai découvert il y a quelques semaines et pas une autre ? Tout simplement pour les balises. Bon pas que ça, hein, mais cela y joue beaucoup. Je commence une note, je lui attribue une ou plusieurs balises et hop la note est classée, pas besoin de perdre du temps à faire ses petits dossiers comme la plupart des logiciels de prises de notes.

Comme je vous le disais, il n’y a pas que cela. Elle me permet plusieurs choses que d’autres applications ne font pas. Comme les différents formats d’exportation. Exporter sa note au format PDF est un jeu d’enfant pour un super rendu. Pour les habitués du format « markdown » l’application est compatible.

Aussi, annoter un PDF est simple comme bonjour. Comme y faire un croquis rapide.

J’aime aussi la possibilité d’exporter la note via un lien. Je peux ensuite rattacher ces notes à des tâches créées sur Things 3. Et ça c’est top.

La mise en page est aisée. On peut y rajouter des images, des PDF, et tout autres documents. On fait des listes, des croquis, enfin tout ce qu’il est possible de faire avec une application de prise de notes..

GoodNotes 5

Enfin, avec l’iPad, le plaisir de reprendre des notes manuscrites est revenu. J’ai longtemps utilisé Notability mais GoodNotes 5 est une application vraiment exceptionnelle qui a ma préférence.

On y crée des petits carnets, des notes rapides, comme si on avait un cahier devant nous mais c’est un iPad.
Différentes lignes sont proposées, des couleurs, des icônes. On peut y importer des documents mais surtout ensuite exporter ses prises de notes au format PDF, image ou même les imprimer directement.

Souvent je les envoie au format image dans une note créée dans Bear directement pour y accéder plus rapidement grâce aux balises.

Je ne m’étends par sur cette superbe application. Pour ceux ou celle qui adorent toujours prendre des notes au format manuscrit, c’est l’application qu’il vous faut.

Conclusion

Voici mes 3 applications indispensables du moment. Elles sont disponibles sur iPad, iPhone et Mac. Elles ne sont pas disponibles sur d’autres plateformes malheureusement.. La synchronisation entre les machines est immédiate, c’est un réel plaisir de les utiliser.

C’est mon écosystème, donc peu d’intérêt pour moi de chercher à utiliser des applications multiplateformes. Mais je sais qu’une version web est à l’étude pour chacune des applications présentées.

Parlons enfin du sujet qui fâche, le prix. Cela ne le dérange pas de mettre un peu d’argent dans des applications qui me facilitent la vie. Et je trouve cela normal de payer aussi. Les développeurs, ce sont leur travail. Il faut bien qu’ils se nourrissent et qu’ils puissent continuer à améliorer et suivre le développement de leur application.

Things 3 est la plus chère car il faut l’acheter sur chaque plateforme. 11€ sur iPhone, 22€ sur iPad et 50€ sur Mac.

Bear a choisi le modèle d’abonnement. 16€ pour l’année ou 1,50€/mois. Ce qui n’est pas très coûteux. 1 abonnement pour une utilisation sur toutes les plateformes. Elle peut aussi être utilisée gratuitement mais sans synchronisation entre vos devices.

Enfin GoodNotes 5 coûte 9€ pour iPhone et iPad (un achat) et 9€ à nouveau sur Mac. Je ne l’ai pas sur Mac car je n’en vois pas l’utilité étant donné qu’on ne peut pas écrire à la main sur un ordinateur.

Et vous, quelles sont vos applications favorites pour être productif ?

Qu’est ce qu’un [Plan de Travail] ?

Mon évolution

Entrons tout de suite dans le vif du sujet. Pour cela il faut d’abord que je vous parle de mon évolution, de mon cheminement.
Pour différencier dans ma classe, à mes débuts, j’ai utilisé ce qui s’appelle une « feuille de route ». C’était un document simple qui était le même pour tous les élèves. Il y avait deux colonnes, une qui contenait le travail obligatoire et une autre qui contenait du travail supplémentaire pour les élèves qui allaient plus vite dans la résolution de leurs exercices. Cette fiche ne concernait que le français et les maths. Je choisissais moi-même les tâches. L’élève pouvait seulement choisir l’ordre dans lequel il allait les faire. Cet ordre aléatoire était le levier de motivation de l’élève. Sans cela, cette feuille de route n’avait aucun intérêt.

Donc mes objectifs, à l’époque, étaient que mes élèves soient motivés, choisissent eux-mêmes l’ordre des tâches afin de les rendre autonome mais aussi que tous ceux qui pouvaient aller plus loin puissent le faire. Qu’ils en fassent mais en fonction de leurs possibilités, de leurs capacités.

Ces « feuilles de route » sont une belle entrée dans la différentiation avec pour objectif principal de rendre autonome ses élèves. Mais sinon c’est très chronophage et les élèves motivés au début de la mise en place, s’ennuient vite et n’ont plus le même entrain..

Il me fallait donc changer mon organisation et évoluer. Coup de chance, un nouveau projet collectif allait tout changer.

Le plan de travail

Ce projet, c’est celui du collectif C2CEdu à l’initiative de François Lamoureux. Je le remercie donc de m’avoir entraîné dans cette aventure. Sans cela, je serais peut-être encore entrain d’utiliser mes feuilles de route.. qui sait.

Ce projet m’a entraîné dans de nombreuses lectures sur la pédagogie institutionnelle et les pédagogies coopératives (suivre le lien Amazon de mon blog pour y accéder).

J’ai donc commencé à utiliser et à travailler en véritable « plan de travail » à partir du moment où j’ai mis en place dans ma classe les « ceintures de compétences ». Je ne vous refaits pas un texte sur les ceintures, vous en trouverez de nombreux sur le blog. Retenez seulement que les objectifs de ce dispositif sont de motiver, individualiser mais surtout responsabiliser l’élève.

Revenons sur le « plan de travail ». Pour préparer un PDT, il faut tout d’abord plancher sur une matrice commune à tous mais surtout à des tableaux de suivi des compétences, ce que nous avons fait avec les référentiels de ceintures. Il faut aussi pouvoir proposer tout au long de l’année différents projets dans des domaines divers et variés.

Une fois cela construit, l’élève, en étant accompagné bien évidemment, peut s’emparer de cet outil et construire son « programme ». Grâce aux ceintures, les activités sont adaptées à chaque élève. Les projets peuvent être proposés par l’enseignant mais aussi être à l’initiative de l’élève.

L’élève remplit donc lui même son « plan de travail » en choisissant les activités dans les référentiels en commençant par les compétences qu’il pense savoir maîtriser. Il y ajoute ses projets qui peuvent être une production écrite, un chef-d’œuvre, une poésie, un exposé, etc..

L’enseignant guide et accompagne les élèves dans le choix des activités et les encourage à prendre des initiatives. Il devient alors complètement acteur de ses apprentissages.

Tous les « plan de travail » sont donc uniques. L’élève est autonome.

Pourquoi je râle sur les réseaux quand je vois des « plans de travail » qui n’en sont pas sur les réseaux.

Comme je le disais plus haut, depuis plusieurs années, je m’intéresse à la pédagogie. Pas au début de ma carrière car le temps manque un peu quand on commence une nouvelle vie. J’ai donc beaucoup lu sur les pédagogies coopératives (Freinet, Connac) et la pédagogie institutionnelle (Oury, un copain de Freinet).

Au fil des ans, le besoin de différencier est devenu indispensable.. et quand on débute dans le métier ce n’est pas le plus simple malheureusement car ce n’est pas vraiment ce que l’on nous sert en formation où le monde des bisounours est la référence..

Donc, si je tape le mot « différencier » ou « différentiation » sur Google, je tombe sur de formidables blogs de collègues profs (que j’adore pour leurs ressources) qui nous proposent leur dernier PLAN DE TRAVAIL !!!! Et quand j’ai commencé dans le métier, je les ai bénis.

Mais ces « PDT » sont souvent de vrais fourre-tout, on y met ce qu’on veut, on lui fait dire ce que l’on veut. Au gré des lectures sur les blogs, aucun PDT n’a le même but, n’a le même objectif.. et pourtant, tout le monde appelle cela un « plan de travail ».

Vous me direz qu’on peut bien donner le nom que l’on souhaite à ce que l’on fait et il est vrai que PDT sonne bien.. Mais bon, si on s’intéresse un peu à la pédagogie, on se doit d’être précis (je vais me faire taper sur les doigts car je suis loin d’être irréprochable).

Le « plan de travail » est un dispositif pédagogique.

C’est devenu une mode. Pas une classe que je visite, une stagiaire que j’observe n’utilise pas le fameux « plan de travail ». Pour le coup, je les encourage à poursuivre car j’encourage la différenciation, mais je leur glisse gentiment que cela ne s’appelle pas un PDT..

Mais plutôt une « feuille de route » car oui, je vais en froisser certains ou certaines mais ce que je découvre souvent, c’est plusieurs listes de tâches que l’élève peut réaliser dans l’ordre qu’il souhaite avec pour objectifs souvent de revoir et s’entraîner sur les notions vues la semaine dernière. Souvent, il est en trois versions avec des niveaux de difficulté différents.

Ce que je vous présentais dans la première partie de l’article, ce que je faisais à mes débuts, et ce que j’appelais aussi « plan de travail » car je ne m’étais pas encore intéressé aux différentes pédagogies..

C’est donc pour moi toute la différence, quand l’élève n’est pas impliqué ce ne peut être un PDT.

Bon, je critique, je critique, mais on a tous fait ça, moi le premier hein, car comme vous j’étais persuadé qu’un « plan de travail » c’était ça. J’ai fait confiance aux ressources sur lesquelles je suis tombé au gré de mes recherches sur le net et je ne veux pas leur jeter la pierre car quand j’ai débuté, cela m’a vraiment bien soulagé pour préparer ma classe et je l’espère accompagner au mieux mes élèves.

Je trouve que le tableau de Sylvain Connac est très représentatif des différentes appellations du sacro-saint « plan de travail ». Je le remercie d’ailleurs à travers cet article car ses livres et ses écrits m’ont beaucoup inspiré pour organiser ma classe et même écrire ces mots.

J’espère que ce petit billet vous permettra de découvrir ou redécouvrir ce qu’est un plan de travail. Je vous remercie de faire grandir ce tout petit blog années après années.

Et pour finir je vous laisse retrouver le PDT que mes élèves utilisent cette année dans cet article : mes outils pour la rentrée et je vous le détaillerais si vous le souhaitez dans un futur billet.

Et vous, que faites-vous dans vos classes pour mettre en place la différenciation et responsabiliser vos élèves ?

Pourquoi utiliser une tablette (iPad) à l’école ?

Depuis de nombreuses années, le numérique fait son entrée dans le monde de l’éducation avec plus ou moins de difficultés.. L’équipement, souvent à l’origine des mairies ou des établissements, n’est pas souvent bien reçu par les enseignants qui manquent de formation.

La plupart des enseignants équipés que je rencontre lors de mes formations me posent toujours la même question:

Que puis-je faire avec une tablette ?

Et oui, on met des tablettes dans les mains des profs et des élèves sans les former. On constate même régulièrement que les élèves sont plus à l’aise avec cet outil que les professeurs.

Alors qu’est ce qu’on fait avec une tablette à l’école primaire voire même au collège ?

Qu’est ce qu’une tablette ?

Une tablette c’est :

  • un dictaphone
  • un micro
  • une camera
  • un appareil photo
  • un logiciel de montage vidéo
  • un instrument de musique
  • un logiciel de dessin
  • un logiciel de bureautique
  • une banque d’application inimaginable

Tout cela dans 1 appareil. Qui fait mieux ?

Une fois que l’on est en phase avec cela, on peut réfléchir à ce que l’on va pouvoir faire avec. Je présente souvent des usages en formation mais c’est un tel outil de créativité que seul l’imagination de l’enseignant est la limite.

J’ai listé ici quelques apports d’une tablette à l’école mais il y en a bien d’autres..

Vous le savez, j’ai porté mon choix sur les iPad même si il existe également de nombreuses tablettes Android de qualité. Voici les 4 raisons principales de mon choix:

  • La fiabilité
  • La facilité d’utilisation et de réglages
  • La sécurité
  • La qualité des applications proposées via le store

Produire des ressources

Mes élèves utilisent les iPad principalement pour produire des ressources comme :

  • des cartes mentales
  • des capsules
  • des textes
  • des affichages
  • des présentations

Je vous laisse découvrir les capsules et autres productions sur la chaîne YouTube de ma classe.

Produire des écrits

Ecrire des textes sur ses cahiers pour les faire lire au maître c’est bien, mais si on peut en plus faire quelque chose de plus joli en développant des compétences numériques des programmes et pouvoir être lu par des classes du monde entier.. La différence est là. Et cela change tout. Je n’ai jamais eu autant d’élèves qui s’appliquaient et qui persévéraient dans leur production.

Et oui, il y aura toujours des contres, car vous allez me dire que c’est un peu la carotte, mais arrêtons de se voiler la face, nous savons pertinemment que l’expression écrite n’est pas ce qui passionne la plupart de nos élèves. Donc oui, ce genre de projet déculpe la motivation de la classe.

Créer, s’exprimer et programmer

Les élèves vont pouvoir s’exprimer devant une caméra, s’enregistrer, produire des scénarios, des jeux vidéos, des films en StopMotion, des morceaux de musique.. Comme je le disais plus haut, l’imagination n’a pas de limite.

N’hésitez pas à aller faire un tour sur la chaine YouTube de ma classe.

Les élèves vont prendre confiance, exprimer leurs sentiments, être eux-mêmes tout en travaillant des compétences essentielles pour leur vie future.

C’est la même chose pour tous les éléments de programmation que les élèves, dès le cycle 2, doivent acquérir.

Je cite ici quelques applications qui permettent de travailler ces compétences, mais il en existe bien d’autres..

Différencier

Pour finir, un des points les plus important et essentiel pour moi dans mon enseignement, c’est la différenciation. Et justement, la tablette permet de faciliter cette mise en place. J’en ai déjà beaucoup parlé sur le blog avec les ceintures de compétences et les parcours.

Mais je ne l’utilise pas seulement pour cela.

Aussi pour préparer et faire faire les dictées, développer l’autonomie (avec par exemple Rallye-Lecture et Matheros), permettre une nouvelle organisation pédagogique (classe flexible) mais aussi évaluer (Plickers et Kahoot), permettre aux élèves de s’entrainer (Défitables, learningapps).

En espérant que cet article vous permettra de vous lancer dans l’utilisation des tablettes en classe ou même vous motivera à doter votre classe.

On se tient au courant.